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nourrisscur adroit, en jetant un coup-d’oeilsur les dimensions de la poitrine, la qualité dela peau et la vivacité des yeux, détermine enun instant quel est celui entre plusieurs bœufsqui doit mieux payer que les autres le prixdes soins pour l’engrais. Lorsque les bœufssont mal appareillés, il arrive alors que le plusfort ruine le plus faible, et que ce dernier,n’étant plus bon pour l’engrais, consommeen vain le foin qu’on lui donne ; il vaudraitmieux le livrer maigre aux boucheries.
La création des haras, et même celle descourses de chevaux, très-louables dans leurbut, n’ont cependant pas encore produit surl’agriculture les effets qu’on avait le droit d’enattendre. M. le vicomte de Martigny propose,pour l’amélioration des races de chevaux,d’introduire particulièrement les étalons deschevaux arabes et anglais , et M. Armand Sé-guin , d’accord avec ce premier, exprime ledésir de voir les races s’améliorer par l’intro-duction de nouvelles espèces. Il ajoute que lesperfectionnemens de l’agriculture doivent en-traîner l’amélioration des races; les courses de