149
CONVENTION NATIONALE (1798).
•filer et véritable auteur des succès. Piehegru, ets firtout Jourdan, T avaient secondé à merveillePédant cette suite sanglante de combats. MaisI Puis qu’on avait passé de la Belgique en Hol-fifide, tout était dû aux soldats et à la saison,enniuoins Piehegru, général de l’armée, eutl °fite la gloire de cette conquête merveilleuse, ets ° n nom, porté sur les ailes de la renommée, cir-c ^ a dans toute l’Europe comme celui du premierSéfiéral français .
U n’était pas tout d’avoir conquis la Hollande,fallait s’y conduire avec prudence et politique.a Wd il importait de ne pas fouler le pays, pour.nPoint indisposer les habitants. Après ce soin,r fisiait à imprimer à la Hollande une direction1 ntique, et on allait se trouver entre deux opi-°fis contraires. Les uns voulaient qu’on rendîtconquête utile à la liberté, en révolutionnant5 hollande; les autres voulaient qu’on n’affichâtfin trop grand esprit de prosélytisme, afin de^ P a s alarmer de nouveau l’Europe , prête à se ré-silier avec la France .
premier soin des représentants fut de pu-r 1 er une proclamation , dans laquelle ils décla-St q u ’ii s respecteraient toutes les propriétésj 'oulières, excepté cependant celles du stat-fifider; q ue ce dernier étant le seul ennemi de laSblio
’lUx
1
■que française, ses propriétés étaient duesv ainqueurs, en dédommagement des frais de
^Suerre; que les Français entraient en amis de^lotion batave, non point pour lui imposer nififilte, ni une forme de gouvernement quelcon-
ot i..’. ■fiais pour l'affranchir de ses oppresseurs,
'tfies,
ç e( * u ' rendre les moyens d’exprimer son vœu.
Proclamation, suivie de véritables effets,les UlS ' 1 l’impression la plus favorable. Partouti' l ' ;) j* u ^ 0 rilés furent renouvelées sous l’influencelui ^ ,Se - On exclut des états quelques membresavaient été introduits que par l’influencel\iJ 0Uc ' ér ‘ en ne; on choisit pour président Peter
■fiei
“«lus.
ministre de la marine avant le renverse-
tj r)cr t ,^ u Parti républicain en 1787, homme dis-aliop 6 61 tr ® s ~ at taché à son pays. Celte assembléeC 'fistathoudérat à perpétuité, et proclama larfip r ^ ra ' net é du peuple. Elle vint en informer lesSorie S . enlan ls, et leur faire hommage en quelqueSnj le , e Sa résolution. Elle se mit à travailler en-trât;^ Une c °fi st ' tul i°n, et confia à - une adminis-Hfiatre P. rovis °ire les affaires du pays. Sur lespOsa nt ?' n ^ ts 011 quatre-vingt-dix vaisseaux com-8 marine militaire de Hollande, cinquante
étaient demeurés dans les ports et furent conser-vés à la république batave; les autres avaient étésaisis par les Anglais . L’armée hollandaise, dis-soute depuis le départ du prince d’Orange, dutse réorganiser sur un nouveau pied, et sous lesordres du général Daendels . Quant à la fameusebanque d’Amsterdam, le mystère de sa caisse futenfin dévoilé. Avait-elle continué à être banque dedépôt, ou bien était-elle devenue banque d’es-compte, en prêtant soit à la compagnie des Indes,soit au gouvernement, soit aux provinces? Telleétait la question qu’on s’adressait depuis long-temps, et qui diminuait singulièrement le créditde celte banque célèbre. II fut constaté qu’elleavait prêté pour huit à dix millions de florins en-viron sur les obligations de la compagnie des In-des , de la chambre des emprunts , de la provincede Frise et de la ville d’Amsterdam . C’était là uneviolation de ses statuts. On prétendit que, dureste, il n’y avait pas de déficit, parce que cesobligations représentaient des valeurs certaines.Mais il fallait que la compagnie, la chambre desemprunts, le gouvernement, pussent payer, pourque les obligations acceptées par la banque nedonnassent pas lieu à déficit.
Cependant, tandis que les Hollandais songeaientà régler l’état de leur pays, il fallait pourvoir auxbesoins de l’armée française, qui manquaitde tout.Les représentants firent en draps, en souliers, envêtements de toute espèce, en vivres et munitions,une réquisition au gouvernement provisoire, à la-quelle il se chargea de satisfaire. Cette réquisi-tion, sans être excessive, était suffisante pouréquiper l’armée et la nourrir. Le gouvernementhollandais invita les villes à fournir chacune leurpart de cette réquisition , leur disant avec raisonqu’il fallait se hâter de satisfaire un vainqueurgénéreux, qui demandait au lieu de prendre , etqui n’exigeait tout juste que ce que réclamaientses besoins. Les villes montrèrent le plus grandempressement, et les objets mis en réquisition fu-rent fournis exactement. On fit ensuite un arran-gement pour la circulation des assignats. Les sol-dats ne recevant leur solde qu’en papier, il fallaitque ce papier eût cours de monnaie pour qu’ilspussent payer ce qu ils prenaient. Le gouverne-ment hollandais rendit une décision à cet égard.Les boutiquiers et les petits marchands étaientobligés de recevoir les assignats de la main dessoldats français , au taux de neuf sous pour franc;ils ne pouvaient vendre pour plus de dix francs au