CONVENTION NATIONALE (1795).
1 "^me de la pâte aux gens (le la campagne, et, deWiize cents sacs, la consommation s’était ainsiev ée à dix-neuf cents. L’abolition du maximum?' a *t fait monter le prix de tous les comestibles1 1,11 taux extraordinaire ; pour les faire baisser,, e 8°uvernement avait déposé chez les charcutiers,
épiciers, les boutiquiers, des vivres et des mar-^ilises, afin de les donner à bas prix, et de ra-
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un peu le bon marché. Mais les dépositai-** ^usaient du dépôt, et vendaient plus cher°u n’était convenu avec eux.hes comités étaient chaque jour dans les plus*des alarmes, et attendaient avec une vivein ^ es dix-neuf cents sacs de farine devenusj. ^Pensables. Boissy-d’Anglas , chargé des sub-^ a nces, venait faire sans cesse de nouveaux rap-l^* 15 P°ur tranquilliser le public, et tâcher de^ procurer une sécurité que le gouvernement5v ait pas lui-même. Dans cette situation , on set Jdiguait les injures d’usage, « Voilà, disait la
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*I°ntagne, l’effet de l’abolition du maximum.
Voilà, répondait le côté droit, l’effet inévi-t;i ^le de vos mesures révolutionnaires. » Chacun
l C' S Proposait comme remède l’accomplissementVin V ® Ux de son parti, et demandait les mesuresil S ' Venl * cs plus étrangères au pénible sujet dont# j Agissait. « Punissez tous les coupables, disait„ e c ôté droit, réparez toutes les injustices, révi-, ^ l °utes les lois tyranniques, rapportez la loij es suspects. — Non, répondaient les monta-ii > renouvelez vos comités de gouverne-i> ; rendez-leur l’énergie révolutionnaire, ces-4 * de poursuivre les meilleurs patriotes et dep,. Cver ^aristocratie. » Tels étaient les moyensh U ‘osé s p our j e soulagement de la misère pu-
[ijj 6 «ont toujours de pareils moments que lesl^ir S c “0'sissentpour en venir aux mains, et pourt e lr ionipher leurs désirs. Le rapport tant at
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et ( j 1Ss *un des vingt et un conclut à l’accusation,fut v * and » l’arrestation provisoire : l’arrestation
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itj, e s ur-le-champ à une immense majorité. 11que les quatre membres inculpés se-si 0n u n * nten dus par l’assemblée, et qu’une diseus-es
°lennelle serait ouverte sur la proposition de
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ét eiu 17 re en accu sation. A peine cette décisionle Se in e ren due qn’on proposa de réintégrer dans
il- n de Rassemblée les députés proscrits, quev 'Uois a
auparavant on avait déchargés de toutes
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poursuites, mais auxquels on avait interdit le re-tour au milieu de leurs collègues. Sieyes , qui avaitgardé un silence de cinq années ; qui depuis lespremiers mois de l’assemblée constituante s’étaitcaché au centre pour faire oublier sa réputation etson génie, et auquel la dictature avait pardonnécomme à un caractère insociable, incapable deconspirer, cessant d’être dangereux dès qu’il ces-sait d’écrire; Sieyes sortit de sa longue nullité, etdit que, puisque le règne des lois paraissait reve-nir, il allait reprendre la parole. Tant que l’ou-trage fait à la représentation nationale n’était pasréparé, le règne des lois, suivant lui, n’était pasrétabli. « Toute votre histoire, dit-il à la conven-» tion, se partage en deux époques; depuis le» 21 septembre, jour de votre réunion, jusqu’au» 31 mai, oppression de la convention par le peu-» pie égaré; depuis le 31 mai jusqu’aujourd’hui,» oppression du peuple par la convention tyranni-)> sée. Dès ce jour vous prouverez que vous êtes» devenus libres en rappelant vos collègues. Une» pareille mesure ne peut pas meme être discutée;» elle est de plein droit. » Les montagnards sesoulevèrent à cette manière de raisonner. « Tout» ce que vous avez fait est donc nul ! s’écria Cam-» bon. Ces immenses travaux, cette multitude de» lois, tous ces décrets qui composent le gouver-» nement actuel sont donc nuis ! et le salut de la» France , opéré par votre courage et vos efforts,» tout cela est nul! » Sieyes dit qu’on l’avait malcompris. On décida néanmoins la réintégration desdéputés qui avaient échappé à l’échafaud. Ces fa-meux proscrits Isnard, Henri Larivière, Louvet,Lareveillère-Lepaux, Doulcet de Pontécoulant.,rentrèrent au milieu des applaudissements. « Pour-» quoi, s’écria Chénier, ne s’est-il pas trouvé de» caverne assez profonde pour soustraire aux bour-» reaux l’éloquence de Yergniaud et le génie de» Condorcet! »
Les montagnards furent indignés. Plusieursthermidoriens mêmes, épouvantés de voir rentrerdans l’assemblée les chefs d’une faction qui avaitopposé au système révolutionnaire une résistancesi dangereuse, retournèrent à la Montagne. Thu-riot, ce thermidorien si ennemi de Robespierre ,qui avait été soustrait par miracle au sort de Phi-lippeaux ;Lesage-Senault,esprit sage, mais ennemiprononcé de toute contre-révolution; Lecointreenfin, l’adversaire si opiniâtre d e Billaud, Collotcl Barrère, Lecointre qui avait été déclaré calom-niateur cinq mois auparavant, pour avoir dénoncé