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sauces n'avaient rien fait et probablement ne fe-raient rien pour eux; ils se disaient aussi tout basà l’oreille qu’il fallait du reste attendre, gagnerdu temps au moyen d’une paix simulée, et que, sil’Angleterre tenait jamais ses promesses, on serait jtout prêt à se lever. Les partisans de la guerre jdisaient, au contraire, qu’on ne leur offrait lapaix que pour les désarmer, violer ensuite toutesles promesses, et les immoler impunément; queposer les armes un instant, c’était amollir lescourages, et rendre impossible toute insurrectionà venir; que puisque la république traitait, c’étaitune preuve qu’elle-même était réduite a la der-nière extrémité; qu’il suffisait d’attendre, et dedéployer encore un peu de constance, pour voirarriver le moment où l’on pourrait tenter de gran-des choses avec le secours des puissances ; qu’ilétait indigne de chevaliers français de signer untraité avec l’intention secrète de ne pas l’exécu-ter, et que, du reste, on n’avait pas le droit dereconnaître la république, car c’était méconnaîtreles droits des princes pour lesquels on s’était battu, si longtemps. Il y eut plusieurs conférences fortanimées, et dans lesquelles on montra de part etd’autre beaucoup d’irritation. Un moment mêmeil y eut des menaces fort vives de la part des par-tisans de Charette aux partisans de Stofflet , et onfaillit en venir aux mains. Cormatin n’était pas lemoins ardent des partisans de la paix; sa faconde,son agitation de corps et d’esprit, sa qualité dereprésentant de l’armée de Bretagne , avaient attirésur lui l’attention. Malheureusement pour lui, ilétait suivi du nommé Solilhac, que le comité cen-tral de la Bretagne lui avait donné pour l’accom-pagner. Solilhac, étonné de voir Cormatin jouerun rôle si différent de celui dont on l’avait chargé,lui fit remarquer qu’il s’éloignait de ses instruc-tions , et qu’on ne l’avait pas envoyé pour traiterde la paix. Cormatin fut fort embarrassé; Stollletet les partisans de la guerre triomphèrent, enapprenant que la Bretagne songeait plutôt à seménager un délai et à se concerter avec la Vendée qu’à se soumettre; ils déclarèrent que jamais ilsne poseraient les armes, puisque la Bretagne étaitdécidée à les soutenir.
Le 29 pluviôse au malin (17 février), le con-seil de 1 armée de l’Anjou se réunitdans une salleparticulière du château de La Jaunaye, pour pren-dre une détermination définitive. Les chefs de di-vision de Stofflet tirèrent leurs sabres, et jurèrentde couper le cou au premier qui parlerait de paix;
ils décidèrent entre eux la guerre. Charette , Sap 1 "naud et leurs officiers décidèrent la paix dans uneautre salle. A midi, on devait se réunir sous unetente élevée dans la plaine, avec les représentant 5du peuple. Stofflet , n’osant leur déclarer en ft cCla détermination qu’il avait prise, leur envoya dir°qu’il n’acceptait pas leurs propositions. Les repré-sentants laissèrent à une distance convenue le dé-tachement qui les accompagnait, et se rendirentsous la lente. Charette laissa ses Vendéens à Lmême distance, et ne vint au rendez-vous qu’a vcCses principaux officiers. Pendant ce temps, on ^Stofflet monter à cheval, avec quelques forcené 5qui l’accompagnaient, et partir au galop en agit* 1 ' 1son chapeau, et criant vive le roi! Sous la tenteoù Charette et Sapinaud conféraient avec les représentants, on n’avait plus à discuter, car 1 uB 1matum des représentants était accepté d’avane e-On signa réciproquement les déclarations courenues. Charette , Sapinaud, Cormatin et les autre 5officiers signèrent leur soumission aux lois de _république; les représentants donnèrent les ar> 5tés contenant les conditions accordées aux chvendéens. La plus grande politesse régna de P aet d’autre, et tout sembla faire espérer une réco nciliation sincère.
Les représentants, qui voulaient donner 1,11grand éclat à la soumission de Charette, lui p rrèrent à Nantes une réception magnifique. La] 1
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la plus vive régnait dans cette ville toute p alr ‘°^On se flattait de toucher enfin au ternie de caffreuse guerre civile ; on s’applaudissait de ^un homme aussi distingué que Charette rendans le sein de la république, et peut-être cocrer son épée à la servir. Le jour désigné po ul j centrée solennelle, la garde nationale et I’arin eel’Ouest furent mises sous les armes. Tous l eS , tbilanls, pleins de joie et de curiosité, a cc ° ura ^ u ^pour voiret pour fêter le chef célèbre. On I e r . j|aux cris de vive la république ! vive j.,
avait le costume de général vendéen, et p° r ;
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intrépide ; tout cela se retrouvait dans ses
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et dans sa personne. Une taille moyenne, cpetit et vif, un nez relevé à la tartare, une
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bouché, lui donnaient l’expression la pl u5 S1 8 -lière et la plus convenable à son caractère'
accourant au-devant de lui, chacun chercha ^viner ses sentiments. Les royalistes crlir ^ r é-l’embarras et le remords sur son visage-publicains le trouvèrent joyeux et presqu e