CONVENTION NATIONALE (1793}.
son triomphe. Il devait l'être, malgré l’embar-ra sde sa position ; car ses ennemis lui procuraient' a plus belle et la première récompense qu’il eûte ncore reçue de ses exploits.
A peine cette paix fut-elle signée, qu’on songeaa séduire Stofflet , et à faire accepter aux chouans^® s conditions accordées à Charette. Celui-ci parut‘ S|| 'cère dans ses témoignages; il répandit des pro-fanations dans le pays pour faire rentrer tout leltl °nde dans le devoir. Les habitants furent extrê-mement joyeux de cette paix. Les hommes tout à
fait
voués à la guerre furent organisés en gardes
'éditoriales, et on en laissa le commandement àparette pour faire la police de la contrée. C’était,( fée de Hoche, qu’on défigura pour satisfaire leseHefs vendéens, qui, ayant à la fois des arrière-J’etisées et des défiances, voulaient conserver souse>irs ordres les hommes les plus aguerris. Cha-rte promit même son secours contre Stofflet , si^lui-ci, pressé dans la haute Vendée , venait sef(! Plier sur le Marais.
Aussitôt le général Canclaux fut envoyé à la
Pou
S( j rv ation autour du pays de Charette, il porta laj! grande partie de ses troupes sur le Layon,miflet, voulant imposer par un coup d’éclat, fîtlc tentative sur Chalonne, qui fut vivement re-^ üssée, et se replia sur Saint-Florent. Il déclara
f*ha
Pro:
Vé;
ar ette traître à la cause de la royauté, et fitnoncer contre lui une sentence de mort. Les
mvaites
esentants, qui savaient qu’une pareille guerre
se terminer, non-seulement en employantc dnies, niais eu désintéressant les ambitieux,^."mntdu secours aux hommes sans ressource,le nt aussi répandu l’argent. Le comité de salutdç , IC ^ eui av ait ouvert un crédit sur scs fonds se-iig!" 8 ' fanèrent CO,000 francs en numéraire etn °>C00 en assignats à divers officiers de Stofflet .dû 1 * msjor général Trotouin reçutl00,000 francs,te* nio itié en argent, moitié en assignats, et sede lui. H écrivit une lettre adressée auxh iJ- l’armée d’Anjou , pour les engager à labl e " en leur donnant les raisons les plus capa-ij ' e les ébranler.
tl^s ( I u ’on employait ces moyens sur l’arméedée ^?. U ’ les représentants pacificateurs de la Veil-les c j 1 <:ta,ent rendus en Bretagne , pour amenertity Uans à une semblable transaction. Corrna-S . a ' ,a * 1 suivis; il était maintenant tout à fait^ition d anS - le système cle la paix, et il avait l’am-e faire, à Rennes , l’entrée triomphale que
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Charette avait faite à Nantes . Malgré la trêve,beaucoup d’actes de brigandage avaient été com-mis par les chouans. Ceux-ci n’étant pour la plu-part que des bandits sans attachement à aucunecause, se souciant fort peu des vues politiquesqui engageaient leurs chefs à signer une suspen-sion d’armes, ne prenaient aucun soin de l’obser-ver, et ne songeaient qu’à butiner. Quelques re-présentants, voyant la conduite des Bretons,commençaient à se défier de leurs intentions, etpensaient déjà qu’il fallait renoncer à la paix.Boursault était le plus prononcé dans ce sens. Lereprésentant Bollet, au contraire, zélé pacifica-teur , croyait que, malgré quelques actes d’hosti-lité, un accommodement était possible, et qu’ilne fallait employer que la douceur. Hoche, cou-rant de cantonnements en cantonnements, à desdistances de quatre-vingts lieues, n’ayant jamaisaucun moment de repos, placé entre les représen-tants qui voulaient la guerre et ceux qui voulaientla paix, entre les jacobins des villes, qui l’accu-saient de faiblesse et de trahison, et les royalistes,qui l’accusaient de barbarie; Hoche était abreuvéde dégoûts sans se refroidir néanmoins dans sonzèle. « Vous me souhaitez encore une campagne» des Vosges , écrivait-il à un de ses amis; com-» ment voulez-vous faire une pareille campagne» contre des chouans, et presque sans armée? »Ce jeune capitaine voyait ses talents consumésdans une guerre ingrate, tandis que des généraux,tous inférieurs à lui, s’immortalisaient en Hol-lande, sur le Rhin , à la tête des plus belles arméesde la république. Cependant il continuait sa tâcheavec ardeur, et une profonde connaissance deshommes et de sa situation. On a vu qu’il avaitdéjà donné les conseils les plus sages, par exem-ple, d’indemniser les insurgés restés paysans, etd’enrôler ceux que la guerre avait faits soldats.Une plus grande habitude du pays lui avait faitdécouvrir les véritables moyens d’en apaiser leshabitants et de les rattacher à la république. « Il» faut, disait-il, continuer de traiter avec les chefs» des chouans ; leur bonne foi est fort douteuse,» mais il faut en avoir avec eux. On gagnera ainsi» par la confiance ceux qui ne demandent qu’à» être rassurés. Il faudra gagner par des grades» ceux qui sont ambitieux; par de l’argent ceux» qui ont des besoins ; on les divisera ainsi entre» eux, et on chargera de la police ceux dont on» sera sûr en leur confiant les gardes territoriales» dont on vient de souffrir l’institution. Du reste