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Tome II.
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RÉVOLUTION

» il faudra distribuer vingt-cinq mille hommes en j» plusieurs camps pour surveiller tout le pays; :» placer autour des côtes un service de chaloupes :» canonnières qui seront dans un mouvementcon-» tinuel ; faire transporter les arsenaux, les armes» et les munitions, des villes ouvertes dans les» forts et les places défendues. Quant aux habi-» tants, il faudra se servir auprès d’eux des prê-» très, et donner quelques secours aux indigents.

» Si l’on parvient à répandre la confiance par le» moyen des prêtres, la chouannerie tombera sur-» le-champ.—Répandez, écrivait-il à ses officiers» généraux, le 27 ventôse, répandez la loi salu-» taire que la convention vient de rendre sur la» liberté des cultes; prêchez vous-mêmes la tolé-» rance religieuse. Les prêtres, certains qu’on ne» les troublera plus dans l’exercice de leur mi-» nistère, deviendront vos amis, ne fût-ce que» pour être tranquilles. Leur caractère les porte» à la paix; voyez-les, ditcs-leur que la continua-» tion de la guerre les exposera à être chagrinés,

» non par les républicains, qui respectent les opi-» nions religieuses, mais par les chouans, qui ne» reconnaissent ni Dieu ni loi, et veulent dominer» et piller sans cesse. Il en est parmi eux de pau-» vres, et en général ils sont très-intéressés; ne» négligez pas de leur offrir quelques secours, mais» sans ostentation, et avec toute la délicatesse dont» vous êtes capables. Par eux vous connaîtrez tou-» tes les manœuvres de leur parti, et vous obtien-» drez qu’ils retiennent leurs paysans dans leurs» campagnes, et les empêchent de se battre. Vous» sentez qu’il faut, pour parvenir à ce but, la» douceur, l’aménité, la franchise. Engagez quel-» ques officiers et soldats à assister respectueuse-» ment à quelques-unes de leurs cérémonies, mais» en ayant soin de ne jamais les troubler. La pa-» trie attend de vous le plus grand dévouement;

» tous les moyens sont bons pour la servir, lors-» qu’ils s’accordent avec les lois, l’honneur et la» dignité républicaine. » Hoche ajoutait à ces aviscelui de ne rien prendre dans le pays pour lanourriture des armées, pendant quelque temps aumoins. Quant aux projets des Anglais , il voulait,pour les prévenir, qu’on s’emparât de Jersey et deGuernesey , et qu’on établit une chouannerie enAngleterre, pour les occuper chez eux. Il songeaitaussi a 1 Irlande ; mais il écrivait qu’il s’en expli-querait verbalement avec lecomitéde salut public.

Ces moyens, choisis avec un grand sens, et em-ployés en plus d'un endroit avec beaucoup d’a-

FRANÇAISE.

dresse, avaient déjà parfaitement réussi. La Br®tagne était tout i fait divisée; tous les chouans q uls’étaient montrés à Rennes avaient été caresses,payés, rassurés, et décidés à déposer les arffl eS ‘Les autres, plus opiniâtres, comptant sur Stoiwet sur Puisaye, voulaientpersister à faire laguerr e 'Cormatin continuait de courir des uns aux autre®pour les amener à La Prévalaye, et les engag ertraiter. Malgré l’ardeurque cet aventurier montraà pacifier le pays, Iloche, qui avait entrevu 60,1caractère et sa vanité, se défiait de lui, et setait qu’il manquerait de parole aux républica'^comme il avait fait aux royalistes. Il l’observajavec grande attention, pour s’assurer s’il trava*lait sincèrement et sans arrière-pensée à l’ce uv ' red’une réconciliation.

De singulières intrigues vinrent se comb>» clavec toutes ces circonstances, pour amener

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cification tant désirée par les républicains. On a .précédemment Puisaye à Londres , tâchant deconcourir le cabinet anglais à ses projets; on 3les trois princes français sur le continent, l’u®tendant un rôle à Àrnliem, l’autre se battant

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le Rhin , le troisième, en sa qualité de régent,

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respondant de Vérone avec tous les cabinet s >entretenant une agence secrète à Paris . P u ‘ sa ^avait conduit ses projets en homme aussiqu’habile. Sans passer par l’intermédiaire du V1 ^duc d’Harcourt, inutile ambassadeur du reg c ^Londres , il s’adressa directement auxanglais . Pitt, invisible d’ordinaire pour cette® ^gration, qui pullulait dans les rues de Londre ®^l’assiégeait de projets et de demandes de seCO p r e'accueillit sur-le-champ l’organisateur de l a îfCtagne, l’aboucha avec le ministre de la vVindham, qui était un ardent ami de la mon ar ^et voulait la maintenir ou la rétablir par* 011 *' n tprojets de Puisaye, mûrement examinés, ^adoptés en entier. L’Angleterre promit une a \^ gfl s

une escadre, de l’argent, des armes, des mu je

immenses, pour descendre sur les c ° . j’rFrance ; mais on exigea de Puisaye le s ecret ( )u cgard de ses compatriotes, surtout du trid’Harcourt, envoyé du régent. Puisaye ne ^dait pas mieux que de tout faire à lui seU J r ton 8impénétrable pour le duc d’Harcourt, B sU rt® utles autres agents des princes à Londres , aV cCpour les agents de Paris , qui correspondaile secrétaire même du duc d’Harcourt. Je'écrivit seulement au comte d’Artois P° u1 ^. 0 ÿ(i(mander des pouvoirs extraordinaires, et