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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
tions étaient singulièrement augmentées; son com-merce essuyait des prises qui prouvaient sa har-diesse et son activité; sa marine devenait formi-dable, et ses riches capitaux venaient s'offrird’eux-mêmes en abondance au gouvernement,pour continuer cette guerre juste et nécessaire.
C’était là le nom que Pitt avait donné à cetteguerre dès l’origine, et qu’il affectait de lui con-server. On voit qu’au milieu de ces raisons detribune, il ne pouvait pas donner les véritables,qu’il ne pouvait pas dire à travers quelles voiesmachiavéliques il voulait conduire 1 Angleterre auplus haut point de puissance. On n’avoue pas à laface du monde une telle ambition.
Aussi l’opposition répondait-elle victorieuse-ment. On ne nous demandait, disaient Fox etShéridan, qu’une campagne, à la session dernière;on avait déjà plusieurs places fortes; on devait enpartir au printemps pour anéantir la France .' Ce-pendant, voyez quels résultats! Les Français ontconquis la Flandre, la Hollande, toute la rivegauche du Rhin excepté Mayence , une partie duPiémont, la plus grande partie de la Catalogne ,toute la Navarre. Qu’on cherche une semblablecampagne dans les annales de l’Europe ! On con-vient qu’ils ont pris quelques places; monlrez-nous donc une guerre où autant de places aientété emportées en une seule campagne! Si lesFran-çais, luttant contre l’Europe entière, ont eu depareils succès, quels avantages n’auront-ils pascontre l’Autriche et l’Angleterre presque seules?car les autres puissances ou ne peuvent plus nousseconder, ou viennent de traiter. On dit qu’ilssont épuisés, que les assignats, leurseule ressource,ont perdu toute leur valeur, que leur gouverne-ment aujourd’hui a cessé d’avoir son ancienneénergie. Mais les Américains avaient vu leur pa-pier-monnaie tomber à quatre-vingt-dix pour centde perte, et ils n’ont pas succombé. Mais ce gou-vernement, quand il était énergique, on nous ledisait barbare; aujourd’hui qu’il est devenu hu-main et modéré, on le trouve sans force. On nousparle de nos ressources, de nos riches capitaux;mais le peuple périt de misère et ne peut payerni la viande ni le pain; il demande la paix àgrands cris. Ces richesses merveilleuses qu’onsemble créer par enchantement sont-elles réelles?Crée-t-on des trésors avec du papier? Tous cessystèmes de finances cachent quelque affreuse er-reur, quelque vide immense qui apparaîtra tout àcoup. Nous allons donnant nos richesses aux puis-
sances de l’Europe : déjà nous les avons prodi-guées au Piémont , à la Prusse; nous allons en-core les livrer à l’Autriche . Qui nous garantit q uecette puissance sera plus fidèle à ses engagement 5que la Prusse? Qui nous garantit qu’elle ne sei' apoint parjure à ses promesses, et ne traitera p aSaprès avoir reçu notre or? Nous excitons un®guerre civile infâme; nous armons des Franç albcontre leur patrie, et cependant, à notre honte»ces Français , reconnaissant leur erreur et la sa 'gesse de leur nouveau gouvernement, viennent d emettre bas les armes. Irons-nous rallumer les ce»'dres éteintes de la Vendée , pour y réveiller u, ‘affreux incendie? On nous parle des principes b» 1 ''bares de la France : ces principes ont-ils rienplus anti-social que notre conduite à l’égard <b' 3provinces insurgées? Tous les moyens de la guet’ ,esont donc ou douteux ou coupables... La p 31 *jdit-on, est impossible; la France liait l’Angleterremais quand la violence des Français contre n® 11 *s’est-elle déclarée ? N’est-ce pas lorsque nous av® 11 *montré la coupable intention de leur ravir l elUliberté, d’intervenir dans le choix de leur goiiv® 1nement, d’exciter la guerre civile chez eux?paix, dit-on, répandrait la contagion de 1® UPprincipes. Mais la Suisse, la Suède , le Danem» rk ’les États-Unis , sont en paix avec eux; leur e®* 1stitution est-elle détruite? La paix, ajoute- 1 '® 1 ^encore, est impossible avec un gouvernement cli® 1 ^
celant et toujours renouvelé. Mais la PrusseToscane,ont trouvé avec qui traiter; la Suis®® -Suède, le Danemark, les Etats-Unis , saventqui s’entendre dans leurs rapports avec la Fr 31 - T jet nous ne pourrions pas négocier avec eF e- ^fallait donc qu’on nous dît en commenç 3 ® 1 ,guerre que nous ne ferions pas la paix
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qu’une certaine forme de gouvernement f'd i ; ^ 1|C
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blie chez nos ennemis, avant que la rép u ^-
fût abolie chez eux, avant qu’ils eussent sub 1institutions qu’il nous plairait de leur donner-^A travers ce choc de raison et d’éloqu ence, i spoursuivant sa marche, sans jamais donn® 1véritables motifs, obtint ce qu’il voulut :emP r ^^conscription maritime, suspension de 1 ;]lecorpus. Avec ses trésors, sa marine, leshommes de l’Autriche , et le courage d tS t jfides insurgés français , il résolut deannée une nouvelle campagne, certain de <
au moins sur les mers, si la victoire 5lir ;tinent restait à la nation enthousiaste q ubattait.
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