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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE ,

actives, car la violence provoque toujours uneviolence e'gale. Dans le département du Rhône , laréaction se préparait terrible. Les royalistes,obligés de fuir la cruelle énergie de 93, revenaientà travers la Suisse , passaient la frontière, ren-traient dans Lyon avec de faux passe-ports, yparlaient du roi, de la religion, de la prospéritépassée, et se servaient du souvenir des mitrailladespour ramener à la monarchie une cité toute répu-blicaine. Ainsi les royalistes s’appuyaient à Lyon comme les patriotes à Toulon . On disait Précyrevenu et caché dans la ville, dont il avait, par

à s’emparer des églises qui étaient devenues lapropriété des communes. Une foule de scènesfâcheuses avaient eu lieu pour ce sujet, et il avaitfallu employer la force pour faire respecter le sdécrets. A Paris , les journalistes vendus au roya-lisme, et poussés par Lemaître, écrivaient avecplus de hardiesse que jamais contre la révolution,et prêchaient presque ouvertement la monarchie-L’auteur du Spectateur, Lacroix, avait été acquittedes poursuites dirigées contre lui, et depuis, 1*tourbe des libellâtes ne craignait plus le tribunalrévolutionnaire.

sa vaillance, causé tous les malheurs. Une fouled’émigrés, accourus à Bàle, à Berne, à Lausanne ,se montraient plus présomptueux que jamais. Ilsparlaient de leur rentrée prochaine, ils disaientque leurs amis gouvernaient; que bientôt on allaitremettre sur le trône le fils de Louis XVI , lesrappeler eux-mêmes, et leur rendre leurs biens ;que du reste, excepté quelques chefs militairesqu’il faudrait punir, tout le monde contribueraitavec empressement à cette restauration. A Lau-sanne , où toute la jeunesse était enthousiaste dela révolution française, on les molestait et on lesforçait à se taire. Ailleurs on les laissait dire ; ondédaignait leurs vanteries, auxquelles on étaitassez habitué depuis six ans; mais on se méfiaitde quelques-uns d’entre eux, qui étaient pension-nés par la police autrichienne pour épier dans lesauberges les propos imprudents des voyageurs.C’est encore de ce côté, c’est-à-dire vers Lyon ,que s’étaient formées des compagnies qui, sousles noms de compagnies du Soleil et compagniesde Jésus, devaient parcourir les campagnes, oupénétrer dans les villes, et égorger les patriotesretirés dans leurs terres ou détenus dans les pri-sons. Les prêtres déportés rentraient aussi parcette frontière, et s’étaient déjà répandus danstoutes les provinces de l’Est; ils déclaraient nultout ce qu’avaient fait les prêtres assermentés; ilsrebaptisaient les enfants, remariaient les époux,et inspiraient au peuple la haine et le mépris dugouvernement. Ils avaient soin cependant de setenir près de la frontière, afin de la repasser aupremier signal. Ceux qui n’avaient pas été frappésde déportation, et qui jouissaient en France d’unepension alimentaire, et de la permission d’exercerleur culte, n’abusaient pas moins que les prêtresdéportés de la tolérance du gouvernement. Mécon-tents de dire la messe dans des maisons ou louéesou prêtées, ilsameutaicnt le peuple, et le portaient

Ainsi, les deux partis étaient en présence, toutprêts à un engagement décisif. Les révolutionnai-res, résolus à porter le coup dont le 12 germinaln’avait été que la menace, conspiraient ouverte-ment. Us tramaient des complots dans chaq 11 ®quartier, depuis qu’ils avaient perdu les chef 8principaux, qui semis méditaient des desseins po“ftout le parti. Il se forma une réunion chez le nom® eLagrelet, rue de Bretagne : on y agitait le prûj ctd’exciter plusieurs rassemblements, à la tête des-quels on mettrait Carnbon, Maribon-MontautTliuriot ; de diriger les uns sur les prisons po uldélivrer les patriotes, les autres sur les comité 8pour les enlever, d’autres enfin sur la conventio 11pour lui arracher des décrets. Une fois maîtres <l ela convention, les conspirateurs voulaient lui fai r ®réintégrer les députés détenus, annuler la con-damnation portée contre Billaud-Varennes, Col'lot-d’Herbois et Barrère, exclure les soixante-treize , et proclamer sur-le-champ la eonstitutio 11de 93. Tout était déjà préparé, jusqu’aux pinc eSpour ouvrir les prisons, aux cartes de rallieffl e '* tpour reconnaître les conjurés, à une pièce d’ct°"pour pendre à la fenêtre de la maison d’où p art Jraient tous les ordres. On saisit une lettre cacl* eedans un pain, et adressée à un prisonnier, <l aI ^laquelle on lui disait : « Le jour où vous recevfdes œufs moitié blancs moitié rouges, vous v0tiendrez prêts, a Le jour fixé était le l ,r fl° r , i( .L’un des conjurés trahit le secret et livra

les

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détails du projet au comité de sûreté générale-comité fit arrêter aussitôt tous les chefs désig nce qui malheureusement ne désorganisait pas ^projets des patriotes; car tout le monde était caujourd’hui chez eux, et on conspirait en 1,11endroits à la fois. Rovère, digne autrefois du nde terroriste sous l’ancien comité de salut pubet aujourd’hui forcené réacteur, vint faire sU *complot un rapport à la convention, et ch* 1 »