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Tome II.
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CONVENTION NATIONALE (1795).

Ouïtes parts, et, comme au 12 germinal, la nuitusi employée à punir les attentats du jour; mais•les faits autrement graves appellent des me-sures bien autrement sévères. Le premier soin estée rapporter les décrets proposés et rendus par lest'evoltés. a Rapporter n’est pas le mot, dit-on à

* Legendre, qui avait fait cette proposition. La con-11 vention n’a pas voté, n’a pas pu voter tandis11 qu’on égorgeait l’un de ses membres. Tout ce

* qui a été fait n’est pas à elle, mais aux brigands!) qui l’opprimaient, et à quelques représentants11 coupables qui s’étaient rendus leurs complices. »Mn déclare donc tout ce qui s’est fait comme non■'•venu. Les secrétaires brûlent les minutes des dé-bets portés par les séditieux. On cherche ensuitedes yeux les députés qui ont pris la parole pen-dant cette séance terrible; on les montre au doigt,°n les interpelle avec véhémence. « Il n’y a plus,» s’écrie Thibaudeau, il n’y a plus d’espoir de con-» ciliation entre nous et une minorité factieuse." Puisque le glaive est tiré, il faut la combattre,» et profiter des circonstances pour ramener à ja-“ mais la paix et la sécurité dans le sein de cette

I ” assemblée. Je demande que vous décrétiez sur-! * le-champ l’arrestation de ces députés qui, tra-

11 hissant tous leurs devoirs, ont voulu réaliser les

* vœux de la révolte et les ont rédigés en lois. Je'* demande que les comités proposent sur-le-champ11 les mesures les plus sévères contre ces manda-11 la ires infidèles à leur patrie et à leurs serments. »‘Mors on les désigne : c’est Rhul, Romme et Du-r,n , qui ont demandé du silence pour faire ouvrir

délibération; c’est Àlbitte , qui a fait nommer,ln bureau ; c’est Goujon et Duquesnoi, qui ontI ^oiandé la suspension des comités, et la forma-1,0,1 d’une commission extraordinaire de quatre; li,l! nibres; c’est Bourbotte et Prieur de la Marne ,j |!" 1 ont accepté, avec Duroi et Duquesnoi, d’être( ’ s membres de cette commission; c’est Soubrany,Mie les rebelles ont nommé commandant de l’ar-

'"do parisienne; c’est Peyssard, qui a crié victoire^'Hlant l’action. Duroi, Goujon, veulent parler :les ^ GS Cn em Pd (; l ,e > 011 l es truite d’assassins, ondécrète sur-le-champ, et on demande qu’ils ne

•luilus

Ss ent pas s’enfuir comme la plupart de ceux°nt été décrétés le 12 germinal. Le présidentluit entourer par la gendarmerie et conduirebarre. On cherche Romme, qui tarde à seotrer; Bourdon le signale du doigt; il est traîné

V a bar,

S Ufrèti

re avec ses collègues. Les vengeances ne-tant pas là; on veut atteindre encore tous les

montagnards qui se sont signalés par des mis-sions extraordinaires dans les départements. « Je» demande, s’écrie une voix, l’arrestation de Le-» Carpentier, bourreau de la Manche.... I)e Pinet» aîné, s’écrie une autre voix, bourreau des habi-» tants de la Biscaye ... De Borie, s’écrie un troi-» sième , dévastateur du Midi, et de Fayau, l’un» des exterminateurs de la Vendée . » Ces proposi-tions sont décrétées aux cris de vive la convention!vive la république ! « Il ne faut plus de demi-» mesures, dit Tallien . Le but du mouvement» d’aujourd’hui était de rétablir les jacobins et» surtout la commune; il faut détruire ce qui en» reste; il faut arrêter et Pache et Bouchotte . Ce» n’est là que le prélude des mesures que le comité» vous proposera. Vengeance, citoyens, vengeance» contre les assassins de leurs collègues et de la» représentation nationale! Profitons de la mal-» adresse de ces hommes qui se croient lès égaux» de ceux qui ont abattu le trône, et cherchent à» rivaliser avec eux; de ces hommes qui veulent» faire des révolutions et ne savent faire que des» révoltes. Profitons de leur maladresse, hâtons-» nous de les frapper et de mettre ainsi un terme» à la révolution. » On applaudit, on adopte laproposition de Tallien . Dans cet entraînement dela vengeance, des voix dénoncent Robert-Lindet ,que ses vertus et ses services ont jusqu’ici protégécontre les fureurs de la réaction. Lehardi demandel’arrestation de ce monstre; mais tant de voix con-traires se font entendre pour vanter la douceur deLindet , pour rappeler qu’il a sauvé des communeset des départements entiers, que Tordre du jourest adopté. Après ces mesures, on ordonne de nou-veau le désarmement des terroristes; on décrèteque le quintidi prochain ( dimanche 24 mai ), lessections s’assembleront et procéderont sur-le-champ au désarmemen t des assassins, des buveursde sang, des voleurs et des agents de la tyranniequi précéda le 9 thermidor; on les autorise mêmeà faire arrêter ceux qu’elles croiront devoir tra-duire devant les tribunaux. On décide en mêmetemps que, jusqu’à nouvel ordre, les femmes neseront plus admises dans les tribunes. Il étaittrois heures du matin. Les comités faisant annon-cer que tout est tranquille dans Paris , on suspendla séance jusqu’à dix heures.

Telle avait ele cette révolte du 1 er prairial. Au-cune journée de la révolution n’avait présenté unspectacle si terrible. Si, au 51 mai et au 9 ther-midor) des canons furent braques sur la conveu-.