à Iinvyl et à Esehenbach sur la rive gauche, bataillon qui ob-servait eu même temps le débouché de la vallée de Ililzkirchet de llochdorf. L’aile gauche de ce corps d’armée était couvertepar l’Entlehuch qui, avec des forces défensives convenables etbien employées, serait une véritable forteresse. L’Entlebucb estla partie la plus montagneuse du canton de Lucerne . Des mon-tagnes élevées, qui font partie de la chaîne du Pilate, bornentla vallée vers le sud et la séparent de l’Obwalden . D’un autrecôté s’étendent, dans une direction presque parallèle, les mon-tagnes moyennes du Napf et de l’Enzi, dont la limite se pro-longe jusque vers lluttwyl. Ces montagnes ne sont pas d’unebien grande élévation , c’est pourquoi elles sont accessibles àl’infanterie, mais la descente dans la vallée de l’Emme et dela Wigger est presque escarpée et les chemins conduisent àtravers des ravins étroits. Deux routes qui se réunissent prèsd’Escbolz.matl conduisent du canton de Berne dans celle vallée;delà jusqu’à Enllebuch il n’y a qu’une roule par le passageétroit du Grund. D’Entlebuch il y a deux routes qui conduisenthors de la vallée, l’une par Wolilhausen, où il y a un délilétrès fort, l’autre par Brainegg, cliaine de collines boisées quiferme au nord-est la vallée dans la direction de Schachen etde Malters .
La défense de cette contrée était, comme nous l’avons déjàdit, confiée au bataillon Limaclier fort de 470 hommes, à lacompagnie de carabiniers Theiler forte de 96 hommes (troupesde l’Entlebuch) et au landsturm du pays. On leur avait donnédeux pièces de deux sous le commandement d’un sous-officier.Ce que dit un officier lucernois dans un ouvrage qu’il a publiésous le titre de Documents relatifs à l’histoire de la guerre in-testine en Suisse, en novembre 1847 (Bâle , chez Neukirch184 8), paraît mériter quelque créance. Il dit que la premièreligne de la division lucernoise , notamment par la position avan-cée de la brigade Zurgilgen contre Huttvvyl, prouve qu’on avaitla pensée de faire une démonstration en faveur de Fribourg ,car il ne pouvait être question , à défaut d’une réserve qui eûtpu couvrir la ligne de l’Emme jusqu’en face de Wolilhausen,de replier l’aile gauche de la division sur l’aile droite dans lecas où celle-ci eût été attaquée.