le liquide abandonner les parties solides qu’il tenait en disso-lution, tandis que celles-ci, en obéissant à leurs attractions ré-ciproques, se réunissent pour donner naissance à des cristaux.
Tout ce qui sort de la main de l’homme porte nécessairementavec soi l’empreinte de la faiblesse des moyens que lui a dé-partis la providence divine, faiblesse qui exclut de ses actes toutepossibilité d’exactitude mathématique.
Mais il n’en est pas ainsi des œuvres de Dieu , et l’harmoniequi préside à tous les actes de la création suffit pour nous faireprésumer que, très-probablement, il existait aussi une égalitéparfaite entre la dimension, le volume, la densité et les espacesqui séparaient les molécules matérielles à l’origine de leur for-mation. On comprend dès lors comment, dans ces conditions,les molécules, se faisant de toutes parts réciproquement équi-libre, ont dû obéir exactement et mathématiquement à toutesles conditions que cet état leur imposait, condition dont lapremière était de conserver les positions primitives qu’ellesoccupaient, et de rester, par conséquent, indéfiniment au reposjusqu’à ce que cet équilibre troublé, môme par la plus minimede toutes les causes, ait pu suffire pour déterminer la masseentière à se mettre en mouvement.
Il est résulté de ce mouvement deux conséquences importantesbien distinctes qu’il convient d’examiner chacune en particulier :la première a été de diminuer d’autant plus les distances quiséparaient les molécules, et d’augmenter par conséquent la den-sité des espaces qui les renfermaient, que ces espaces étaientplus rapprochés du centre de gravité. Il est résulté de là qu’.ils’est formé des centres d’actions partiels ou agrégations demolécules différant entre elles par leur étendue, leurs masses,leur densité, et cela d’autant plus, que ces formations avaientlieu dans des points de l’espace plus éloignés les uns des autresainsi que de leurs centres de gravité respectifs.
Or ce sont ces divers ordres d’agrégations qui ont successive-ment donné naissance aux nébuleuses, aux étoiles, aux planè-tes, aux satellites, aux corps solides, liquides, gazeux, calorifi-ques, lumineux, électriques et autres dont l’existence connueou inconnue a pu être constatée, entrevue ou soupçonnée sansqu’il ait été possible encore d’en déterminer les caractères.
Chacune de ces agrégations, considérée individuellementcomme appartenant à l’un des ordres des divers centres d’action,recèle en soi une quantité de mouvement exprimée par la masse