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des molécules qui la composent, multipliée par le carré de lavitesse qui représente l’espace qu’ont parcouru ces moléculesou ces agrégations, depuis le moment où elles ont commencé àse porter vers leurs centres de gravité respectifs jusqu’à celui,où elles sont arrivées au point où on les considère.
Cette quantité de mouvement invariable tant que la distancedes corps ne change pas, est la mesure de la vitesse et du tempsemployés par chaque système de corps, depuis les nébuleusesjusqu’aux plus minimes agglomérations de matière, à accomplirleurs révolutions sidérales et leurs mouvements sur elles-mêmes;elle ne peut pas plus être annihilée, ni créée, que la matière elle-même, et elle représente précisément la quantité de force néces-saire pour ramener chaque molécule matérielle du point oùelle se trouve à celui d’où elle était partie à l’origine de sonmouvement, vérité reconnue et manifestée d’une manière siéclatante par le célèbre Faraday dans sa remarquable leçonh Royal institution le 27 février 1857. Principe sur lequel estbasée la loi de la gravitation universelle et celle des aires deKépler qui en est la conséquence immédiate.
La seconde conséquence qui résulte du mouvement d’un amasde molécules, en considérant l’ensemble des mouvements detoutes ces molécules comme dirigé au centre commun de gra-vité, est l’augmentation de densité, soit la plus grande quantitéde molécules comprises dans un espace donné, à mesure qu’ons’approche de plus en plus du centre de figure de cet espace.
On comprend en effet, qu’à l’origine de leur mouvement,toutes les molécules constituant l’amas que l’on considère, oules centres de gravité partiels formés par la réunion de ces mo-lécules, ont dû graviter vers le centre commun avec des inten-sités d’action proportionnelles aux distances qui les séparaientde ce même centre, se mettre en marche en augmentant con-tinuellement de vitesse, y arriver en le traversant, animées, encet unique point, d’une vitesse infinie, et continuer leur marcheen ligne droite dans une direction opposée à celle où elles setrouvaient d’abord pour venir se replacer à la même distance;rester au repos, à ce point, pendant un temps infiniment court,et continuer ainsi, et toujours de la même manière, à accomplirune suite indéfinie d’oscillations.
Les molécules, en continuant ces mouvements et parcourantles rayons vecteurs de leurs orbites ou des ellipses très-allon-gées, si la densité des agrégations dont elles faisaient partie