même à des millionièmes. Il suffit, lorsqu’on traite de pareillesquestions, de se borner à les élucider au r&oyen d’une synthèsebasée sur une saine logique appuyée par des raisonnementssimples et des calculs aisés à exécuter, susceptibles de pouvoirêtre compris; facilement et appréciés, par tous ceux qui possè-dent les plus simples éléments des sciences mathématiques. Lesauteurs, cependant, qui cherchent à nous déployer, avec tant d’a-plomb et d’assurance une si vaine et si inutile érudition, tom -bent dans d’étranges erreurs lorsqu’ils s’imaginent, qu’en suppo-sant même que leurs calculs fussent basés sur des erreurs ou surdes suppositions gratuites, on pourrait y substituer, plus tard, deséléments plus certains que la science pourrait faire découvrir.Mais il est bien évident qu’il ne viendra jamais à l’idée de quel-qu’un, quelque infime que soit la position qu’il occupe dans lascience, devenir se rattacher, pour en faire usage, à des calculset des formules destinés à être ensevelis avec leurs auteurs dansle plus profond oubli ; calculs et formules que chacun de ceux,dont les importants travaux auront abouti à résoudre ces dif-ficiles et délicates questions, sauront bien eux-mêmes exécuter,sans avoir besoin pour cela d’avoir recours à qui que ce soit ! Laloi des fonctions circulaires, qui exprime les distances réellesdes corps en fonction de la longueur de l’arc qu’ils ont par-couru et par suite l’action directe qu’ils exercent les uns surles autres, suffit ordinairement pour en faire tous les frais et jene pense pas qu’il puisse jamais être venu à la pensée d’aucunepersonne sensée l’idée de se faire un mérite de posséder desconnaissances aussi triviales. Il résulte cependant de cette pas-sion malheureuse de vouloir tout exprimer et représenter pardes formules, que lorsque les bases sur lesquelles sont étayésces calculs ne sont pas établies, comme le fait de l’attraction,sur des bases solides et inébranlables, mais bien sur des suppo-sitions arbitraires et des erreurs aussi palpables que l’est, parexemple, celle du mythe de l’éther et le système des ondulationsqui en est la conséquence , il arrive que la science entre dansune ornière, qui l’amène à suivre une marche vicieuse dontelle ne peut plus sortir. Cette impulsion lui est souvent donnéepar des hommes doués au plus haut degré d’un mérite et d’untalent incontestables, mais qui cependant avaient commis lafaute grave de s’engager trop légèrement, et sans s’inquiéterassez où elle devait les conduire, dans une marche vicieuse quidonne à ces erreurs une consistance qui croît avec le temps et
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