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Mémoire sur les causes et sur les effets de la chaleur de la lumière et de l'électricité / par M. Seguin aîné
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vements des molécules matérielles, comme étant les résultatset les conséquences de lobservation des faits et des phénomènesnaturels qui chaque jour et à chaque instant se présentent auxinvestigations des hommes sérieux et réfléchis! Lintégrationde ces diverses fonctions pourrait, sans aucun doute, amener,dans bien des cas, les physiciens et les géomètres à déterminerquelles sont les conditions dexistence, et les actions que doiventexercer les molécules matérielles les unes sur les autres, pourquil en résulte des assemblages et des combinaisons dont len-semble constitue certaines apparences qui, dans la création,apparaissent comme les plus fortuites et les plus inexplicables,ainsi que les diverses manifestations du mouvement, ou de laforce, qui sont la suite et les conséquences des lois qui ré-gissent la matière. Mais on sait dans quelles étroites limites setrouve resserrée la puissance des grands géomètres qui hono-rent notre époque pour intégrer les fonctions différentiellesdun ordre un peu élevé, surtout lorsque, comme cest ici lecas, elles dépendent dun grand nombre de variables indépen-dantes, ou liées entre elles par des conditions difficiles à assi-gner, qui augmentent la difficulté de les exprimer par des quan-tités finies ou par des suites plus ou moins susceptibles desommation. Cest en vain que lon objecterait que la mécaniquecéleste nétant pas assez avancée pour résoudre les difficultésqui se rattachent à la solution de ces difficiles questions, il estplus sage den ajourner la recherche jusquau moment cettescience sera assez avancée pour permettre de se prononcer surle mode dexistence des phénomènes dont les causes restentcachées à nos yeux ; car il est à remarquer que lexactitudeportée à lextrême, qui est la conséquence de ces hauts etsublimes calculs, nest heureusement, ici, ni indispensableni môme nécessaire, comme lorsquil sagit de déterminerun grand nombre de siècles à lavance, et à quelques fractionsde secondes près , les phénomènes astronomiques qui doiventsopérer dans les temps les plus reculés, ou bien les éclipsesde soleil, dont les manifestations se sont opérées, à des épo-ques dont nous sommes déjà séparés par des intervalles dedeux ou trois mille ans ! et lon doit bien se tenir en garde, si lonveut atteindre le but quon se propose dans ces sortes de recher-ches, défaire parade dune érudition ridicule et superflue, en éta-blissant de longues et fastidieuses formules, que lon réaliseensuite en portant les approximations à des cent-millièmes ou