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du corps lui-même et animées d’une vitesse relativement peuconsidérable.
Ce phénomène estjtellement commun, tellement apparent àtous les yeux, tellement aisé à constater par les observations lesplus simples, les plus faciles et les plus triviales, que l’on esttoujours disposé à croire que cette transformation en chaleurest la seule dont soit susceptible le mouvement et réciproque-ment. Mais,.avec un peu d’attention, on s’apercevra bien vitequ’il en est encore plusieurs que l’observation a fait recon-naître, et probablement encore beaucoup d’autres dontjusqu’icion n’a pas pu se rendre compte; mais que des travaux, suivisavec plus de soins, de persévérance et d’attention pourront plustard, peut-être, parvenir à faire découvrir.
La transformation qui succède immédiatement à la conver-sion de la force en chaleur lorsque, par suite de la décomposi-tion d’un corps qui se désorganise, les molécules qui lecomposent s’échappent dans toutes les directions, est celle de latransformation de la chaleur en lumière qui embrasse tout lecortège des phénomènes de l’optique, qui se manifestent alorsà nos yeux. Dans d’autres circonstances, au contraire, la produc-tion de lumière a lieu d’une manière subite et instantanée,accompagnée ou non de chaleur ; ces deux phénomènes, dureste, mêlés et confondus, paraissent n’en faire qu’un seul et nedifférer l’un de l’autre que par le nombre et la vitesse des mo-lécules émises, qui produisent tantôt la chaleur, tantôt lalumière, tantôt l’une et l’autre en même temps, suivant lavitesse dont chacune d’elles est animée. La lumière, toutcomme la chaleur, doit donc donner lieu à une manifestationde force et c’est ce qui vient effectivement d’être mis au jourpar les expériences de M. Charles Musset qui a constaté que lalumière faisait sensiblement dévier l’aiguille aimantée.
Une autre manifestation, non moins importante du mouvementdes molécules matérielles, est celle qui donne lieu à l’ensembledes phénomènes électriques et magnétiques. Les effets, qui sontla conséquence de ce mode de transformation, diffèrent de ceuxqui se traduisent par la conversion du mouvement en chaleuret en lumière, en ce que, dans ces deux derniei’S cas, les moléculesou leurs agrégations, liées auparavant entre elles par des forcesdérivant soit directement soit indirectement de l’attractionNewtonienne et qui se faisaient respectivement équilibre, aban-donnent le corps qui se trouvait auparavant constitué par leur