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assemblage et s’échappent par la tangente, en s’éloignant conti-nuellement en ligne droite de ce corps dans toutes les directions.Dans les phénomènes électriques et magnétiques, au contraire,les molécules, après s’être détachées du corps par suite d’unevariation dans l’intensité des forces qui maintenaient l’équilibredes molécules, et avoir rendu l’une de ces forces prépondérantesur l’autre, au lieu de s’éloigner du corps, restent soumises àl’empire que ce corps continue à exercer sur elles, en accom-plissant autour de son centre de gravité, suivant les lois deKepler, des courbes du second degré.
Il est enfin d’autres manifestations de la force connue, entrevueou inconnue encore, dont une partie consiste dans cette actionnon encore définie qui favorise les réactions chimiques, et tousles phénomènes qui se rapportent aux rayons obscurs qui dé-liassent les limites visibles du spectre, dont une partie reste en-core inexplorée.
Si l’on représente par U la quantité de mouvement qui formel’une des parties intégrantes de l’existence d’une masse maté-rielle quelconque, et que les diverses manifestations sous les-quelles peut se traduire ce mouvement, soient exprimées respec-tivement par x pour la chaleur, y pour la lumière, z pourl’électricité, l’effet chimique par l; que, d’autre part, la loid’accroissement de chacune de ces fonctions partielles soit carac-térisée par les exposants m n o p, l’équation différentielleu : — F (x* + y”' -f- z° + P -f- x) exprimera les rapports quiexistent entre ces diverses quantités.
On doit donc regarder comme incomplète, et n’exprimantqu’une partie des phénomènes, l’expression d 'équivalent méca-nique de la chaleur, qui est devenue en si grande vogue aujour-d’hui; puisque cette expression ne représente qu’une fractionseulement de la transformation de la force, et qu’il est d’autrestermes tous caractérisés par des lois d’accroissement différentesqui leur sont particulières, et qui concourent, au même titreque la chaleur, à représenter une partie du mouvement dont lecorps est animé. Il faut convenir, cependant, que la conversionde la force ou mouvement en chaleur, ou bien que la fonctionpartielle x est celle dont la valeur, dans la plupart des cas, domineet efface toutes les autres. Et il est à remarquer que ces cas sontprécisément ceux sur lesquels les auteurs qui se sont adonnésà élucider ces questions, ont porté de préférence leur attention;mais les autres quantités qui entrent dans l’expression générale