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Mémoire sur les causes et sur les effets de la chaleur de la lumière et de l'électricité / par M. Seguin aîné
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que lattraction à mesure que les distances diminuent, dil suit quil existe nécessairement une distance minimum, enfonction de ces diverses conditions, à laquelle les moléculesmatérielles soumises à laction de ces forces se font respective-ment équilibre, en sorte quil résulte de laccomplissement deces conditions, que les positions respectives quoccupent cesmolécules lestent, entre certaines limites, dans un état déqui-libre qui les maintient au repos, tant que les conditions suscep-tibles de faire varier leurs distances ne changent pas. Deuxmolécules, par conséquent, considérées isolément dans lespace,et soumises à laction dautres molécules ,qui exercent leur ac-tion sur elles, conservent des positions et des distances, quivarient avec le nombre, la direction, la vitesse des moléculeserrantes qui traversent leur système.

Si, au lieu de deux molécules, on en considère trois ou unplus grand nombre dans les mêmes circonstances et assujettiesaux mêmes lois, la considération des actions qui seront les con-séquences de ces lois, amèneront à reconnaître que ces molé-cules se placeront régulièrement et symétriquement à la mêmedistance les unes des autres, et lorsque le nombre en sera arrivéà treize, douze dentre elles se trouveront occuper les sommetsdes douze angles dun cubo-octaèdre régulier dont la treizièmemolécule occupera le centre. Passé ce nombre, les moléculesqui se trouvent dans la sphère dattraction sensible de cette pre-mière agrégation, viennent sajouter, ainsi que je lai démontrédans mes précédents mémoires, à la suite les unes des autres,en longues files dune longueur indéfinie, dans la direction destrois premières molécules formant un des six axes qui se cou-pent réciproquement dans tous les sens, sous des angles de 60 °,en passant par la molécule centrale du cubo-octaèdre.

Passé une certaine limite, et lorsque les molécules qui com-posent ces files néprouvent plus quune action insensible de lapart des autres molécules composant le reste de lagrégation,chacune des molécules placée à la même distance du centreappartenant à lune de ces douze files qui rayonnent à partir dunoyau, devient alors elle-même à son tour un centre dactiond partent douze autres files parallèlesaux premières, et qui, ense rencontrant, forment des centres daction dun ordre de plusen plus élevé dont lensemble constitue des cristaux de diversordres croissant ainsi par superposition, doués chacun de pro-priétésphysiquesrelatives àleurs diverses conditions dexistence.