Ces diverses combinaisons, susceptibles, comme l’on voit, decroître par voie de superposition, ne jouissent pas, comme lecube, de la propriété de s’unir les unes aux autres par leursfaces semblables, de manière à former un ensemble continu,dont tous les éléments se trouvent régulièrement et symétrique-ment distribués dans l’espace à égale distance les uns desautres. La réunion de ces agrégations en proportions définiesdonne ensuite naissance aux cristaux qui constituent les diffé-rents corps, et l’on peut conjecturer que le mode d’assemblageet de superposition de ces divers éléments, dont la réunion cons-titue des agrégations analogues aux substances cristalliséessolides, et dont la science a constaté les formes et les propriétés,détermine aussi dans leur constitution intime des espèces desolutions de continuité, simulant ces nappes que l’on observed’une manière si tranchée dans certains cristaux, comme lespath d’Islande, le mica, etc. ; toutes circonstances qui influentaussi probablement d’une manière puissante sur les propriétésphysiques des axes optiques des cristaux doués de la réfractionmultiple et du sens suivant lequel s’opère le clivage des diverséléments qui les constituent.
Chacune des agrégations dont la réunion forme les corpsconstitués peut être formée, soit par des molécules maintenuesau repos par les lois de l’attraction et de la distension qui sefont alors respectivement équilibre, soit animées de grandesvitesses représentant la quantité de mouvement qu’elles ontacquise en obéissant à leurs attractions réciproques et repré-sentant l’espace qu’elles ont parcouru pour parvenir du lieuqu’elles occupaient primitivement, lorsqu’elles se trouvaient àl’état de repos, jusqu’à celui où on les considère. Cette vitesseremplace alors la distension dans chaque système isolé ou cris-tal, ce qui assimile ces systèmes aux mêmes conditions deformation et d’existence que les univers qui peuplent l’espace,conditions d’où sont résultées les vitesses des différents corpscélestes qui se trouvent maintenus autour de leurs centres d’ac-tion respectifs en vertu de ces mêmes vitesses.
VIII.
Les molécules libres ou déjà réunies entre elles par un com-mencement d’agrégation, venant par torrents de tous les points