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rayon de lumière réfractée, réfléchie ou non, à travers des ou-vertures ou des fentes très-étroites, les stratifications que l’onobserve en faisant passer de ^puissants courants électriques dé-terminés par l’emploi des bobines de Rulimkorff, dans des gaztrès-raréfiés, etc. Enfin, l’anneau magnétique, la lumière zodia-cale, les aérolites, les étoiles filantes, qui présentent probable-ment aux habitants des autres planètes qui environnent le soleilun aspect et des apparences analogues à celles que nous faitéprouver à nous-mêmes l’anneau de Saturne .
Il faut, si l’on veut bien se rendre compte des actions qu’exer-cent les assemblages ou agrégations de molécules matériellesles unes sur les autres en vertu de l’attraction et de la disten-sion qui régissent tous leurs mouvements, examiner attentive-ment quels sont individuellement les résultats de ces diversesactions. N’avant d’autres notions sur la nature, et les autresattributs de la matière, que celles qui nous sont indiquées parla manière dont elle affecte nos sens, c’est à cela seul que setrouvent bornées nos investigations sur son mode d’existence.Or, ceci nous amène tout naturellement comme Faraday etCauchy y ont été conduits, à considérer la molécule comme dé-pouillée de toute existence matérielle et réduite à un simplecentre d’action sans dimensions, lequel centre d’action exercesur tous les autres centres pareils, dans la sphère d’attractionsensible desquels il se trouve placé, une action en raison in-verse du carré de la distance qui le sépare d’eux.
Le plus simple et le plus élémentaire de ces modes d’actionest celui qui s’exerce entre deux molécules que l’on considèrecomme isolées dans l’espace et soustraites à toute action ouinfluence étrangère autre que celle qui résulte de l’action de cesdeux molécules entre elles ; ce mode d’action est de même na-ture, assujetti aux mêmes lois, et remplace l’attraction que lescorps célestes exercent les uns sur les autres, lorsqu’on considèreleurs masses respectives comme concentrées à leurs centres degravité respectifs.
Si l’on passe de là à l’examen des actions individuelles quechaque molécule en particulier exerce sur toutes les autres molé-cules qui composent l’agrégation dont elle fait elle-même partie,on rentrera dans le cas des perturbations que les corps célestesexercent les uns sur les autres ; et si la science parvient jamaisà intégrer les équations différentielles qui expriment, à un mo-ment donné, les diverses actions de ces molécules ou des corps