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de l’univers pour affluer au centre de gravité, ne sont proba-blement pas de nature à produire sur nos sens aucune impres-sion appréciable. Ces agrégations dilatent et finissent par dis-tendre les corps solides, liquides ou gazeux, qui se rencontrentsur leur passage, particulièrement ceux qui forment la substancedu soleil, et déterminent ces corps à se diffuser dans l’espacesuivant toutes les directions.
Séparées du soleil, ces agrégations, qui se trouvaient déjàconstituées régulièrement et symétriquement, ou qui se réu-nissent en voyageant parallèlement ensemble, exercent lesunes sur les autres des actions qui font varier leurs masses, ladistance des éléments qui concourent à leur formation, la quan-tité de mouvement inhérente à leur constitution physique, con-ditions analogues à celles où se trouvent des substances dis-soutes dans un liquide lorsqu’elles réagissent les unes sur lesautres pour former des précipités solides. Toutes les agréga-tions de molécules, déjà constituées sous l’empire de ces diverseslois, atteignent, mêlées et confondues, les corps qui se trouventplacés dans la sphère d’attraction du soleil et font éprouver ànos yeux la sensation de la lumière blanche, telle que nous l’ap-précions lorsqu’elle nous arrive directement de cet astre.
Mais ces divers corps, dont la réunion forme un faisceauhomogène, différant entre eux par leur constitution physique,produisent sur nos sens, lorsqu’ils sont isolés, des impressionsdiverses que nous traduisons par la sensation des diverses cou-leurs du spectre. Or cette division s’opère naturellement parsuite de l’action différente qu’éprouve chacun des élémentsdont est formé le faisceau lumineux, jouissant de caractèresparticuliers et de propriétés différentes, lorsqu’ils pénètrentdans l’intérieur d’autres corps solides qui se trouvent sur leurpassage ou auprès desquels ils passent.
Les masses ainsi que la vitesse des divers assemblages quiconstituent tous les résultats de la création, étant susceptibles devarier, et pouvant être déterminées arbitrairement dans de largeslimites, les principes de la mécanique céleste permettrontde déterminer quelles sont les conditions dans lesquelles doiventse trouver ces divers éléments, pour qu’il résulte de leurs actionsréciproques des déviations sur chacun d’eux, telles qu’on lesobserve dans les phénomènes de la réflexion, de la réfraction,les bandes de diffraction, les anneaux colorés, les lemniscates, lescercles concentriques que l’on obtient lorsqu’on fait passer un