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formés par leur réunion, on pourra calculer, en fonctions destemps écoulés, quelles sont les positions qu’occupe chacune deces molécules dans l’espace.
Viennent enfin les actions que les corps constitués par desassemblages ou agrégations de molécules exercent les unes surles autres en considérant ces actions comme si les masses entiè-res de chacun de ces corps étaient concentrées à leurs centres degravité respectifs ; et ici encore nous nous retrouvons dans uncas analogue à celui des différents systèmes du monde qui, dis-séminés dans tout l’univers comme les étoiles, peuvent , en raisondes faibles distances qui les séparent des planètes dont elles sontenvironnées, être considérées comme un seul point attirant, re-lativement à l’immense éloignement auquel elles se trouvent lesunes des autres.
IX
Les analogies que j’établis entre les différents modes d’actionde la matière aux divers états de combinaison où elle existedans la création, ne peuvent s’étendre cependant à l’actionqu’exercent individuellement les unes sur les autres les molé-cules primitives, telles qu’elles sont sorties des mains du Créa-teur, et dont toutes les propriétés identiques constituent un étatunique de simplicité absolue.
L’égalité mathématique, dans toutes les conditions d’existencede ces corps, émanant directement des mains de Dieu , déter-mine chez eux des mouvements et des actions respectives, con-séquences nécessaires de ces attributs. Il en résulte des positionsou fixes et stables, ou assujetties à des mouvements mainte-nus entre des limites de maxima et de minima, qui s’exécutentsur d’immenses échelles dans des conditions d’égalité dont rienne peut nous donner l’idée, et sans que nous puissions démon-trer que ces positions n’existent pas ailleurs dans les combinai-sons subséquentes entre les diverses parties de la matière. Ilnous manque dès lors, dans ces comparaisons puisées dans l’iu-fmiment petit comparé à l’infiniment grand, un terme servantde passage entre les combinaisons soumises à toutes les condi-tions que comporte avec elle l’exactitude mathématique, et cellesqui sont le résultat de corps hétérogènes dans lesquels les mou-vements ne peuvent être considérés que dans des limites approxi-matives toujours plus ou moins dépourvues d’exactitude.