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Mémoire sur les causes et sur les effets de la chaleur de la lumière et de l'électricité / par M. Seguin aîné
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astres. Nous citerons encore les variations des éléments ellipti-ques que décrivent les molécules matérielles qui constituentlanneau magnétique, dont lobservation na appris encore à con-naître que bien imparfaitement les limites de lintensité, léten-due, la direction et les autres conditions dexistence, ainsi queles résultats qui en sont les conséquences, linégale répartitionde la chaleur sur les deux hémisphères terrestres, qui résultede la variation des éléments des courbes du second degré que dé-crivent le soleil et la terre, et rend alternativement prépondé-rante, laction de cet astre sur lune ou lautre de ces hémisphères,d résulte une variation dans la masse des glaces qui encom-brent les pôles, et par suite une variation dans la position ducentre de gravité de la terre qui détermine lapparition de nou-veaux continents ensevelis jusque- sous les eaux, tandis quedautres se trouvent submergés.

Or tous ces effets, produits sur une si vaste échelle, dus à laseule et unique cause de lattraction universelle ont égalementlieu et avec toutes leurs conséquences, comme la fait si judicieu-sement observer M. Biot , dans les cristaux ou agrégations primi-tives les plus élémentaires. Ces corps, à cet état, sont, par leurexcessive ténuité, inacessibles à toutes nos investigations. Nousne pouvons que soupçonner leur manière dêtre et leurs proprié-tés au moyen de conjectures plus ou moins probables dont il nenous est jamais possible de constater lexactitude, et cest seule-ment lorsquils peuvent faire diverses impressions sur nos senspar leur masse et leur étendue quil nous est possible de lesétudier et de déterminer leur mode daction sur les autres corps.En se basant cependant sur lexcessive ténuité et limmensedensité que jai attribuées dans mon grand mémoire sur lacohésion, aux molécules matérielles primitives, comme des con-séquences nécessaires de lexistence de la matière, on arrive à seconvaincre que le nombre de molécules qui concourent à la for-mation de ces cristaux élémentaires les plus inappréciables à nosobservations est tellement considérable, quil ne peut être repré-senté par aucun des moyens directs dont dispose la sciencedes nombres pour lexprimer. La constitution de pareils corpsse rapproche donc infiniment de celle des agglomérations plusconsidérables de matière comme la terre et les systèmes stel-laires dont les dimensions sont plus en rapport avec les organesque nous avons reçus de Dieu pour les apprécier. Mais les loisquil a établies pour régir la matière nen reçoivent pas moins leur