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livrer en pareil cas, que les actions exercées par les moléculesmatérielles les unes sur les autres, inappréciables à toutes, nosobservations directes, sont de même nature et assujetties auxmêmes lois que celles qui dirigent les mouvements apparents dela matière, groupés sous toutes les formes, qu’il nous est possibled’apprécier et de soumettre à nos observations les plus attentives.
Les effets, variables en intensité et en direction, qui résultentde ces divers modes d’action, agissent tantôt ensemble, en se prê-tant un mutuel secours pour arriver aux résultats qui doivententrer comme éléments dans la coordination des événementsdont le Créateur a tracé la marche, et tantôt isolément, ou mêmeen opposition les uns avec les autres, en se compensant mutuelle-ment et en déterminant des états de choses qui présentent plusou moins de stabilité. Dans les corps organisés comme le sonttous ceux qui existent à l’état solide, les derniers cristaux appa-rents sont maintenus dans les positions respectives qu’ils occu-pent par les actions composées de l’attraction et de la distensionqui se font respectivement équilibre. Cette dernière, cependant,qui agit toujours avec une plus grande énergie à la surface descorps, détermine continuellement une grande quantité de molé-cules, ou les cristaux élémentaires formés par leur réunionqui occupent ces points, à abandonner le corps avec une plus oumoins grande vitesse pour se répandre dans l’espace et le tra-verser dans tous les sens.
Cette effluve continuelle de molécules libres ou aggloméréesest ce qui constitue l'évaporation qui a lieu continuellementd’une manière plus ou moins intense à la surface de tous lescorps sans exception.
Lorsqu’une grande quantité de molécules errantes dans l’es-pace auxquelles j’ai donné le nom de p, en réservant le nomde m pour les molécules fixes et stables, viennent, en augmentanttoujours en nombre et en vitesse, à traverser un corps constitué,elles ont pour résultat d’augmenter les distances qui séparentces molécules ou cristaux les uns des autres et le corps aug-mente alors de dimensions ou se dilate.
Si cet effet est porté au point de rendre la distension tellementprépondérante sur l’attraction, que cette dernière ne puisse plusfaire équilibre à l’autre, le corps est alors subitement désorga-nisé en tout ou en partie et entre en combustion, ou bien il sedésorganise en entier en faisant explosion.
Dans la combustion ordinaire la cause désorganisatrice atteint