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Mémoire sur les causes et sur les effets de la chaleur de la lumière et de l'électricité / par M. Seguin aîné
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prouve notre raison à les admettre. Mais nous ne devons attri-buer la cause de cette incapacité quà limperfection relative denotre organisation physique, à laquelle sc trouvent subordonnéesles fonctions de notre intelligence qui répondent à la période dedéveloppement des êtres à laquelle nous sommes parvenus, etdont nous faisons nous-mêmes actuellement partie.

Les beaux travaux de M. Boucher de Perthes à Moulin-Quignon viennent de mettre hors de doute le séjour de lhommesur la terre aux époques géologiques contemporaines de lexis-tence des animaux vertébrés, et par conséquent bien antérieureaux temps historiques dans lesquels elle avait été jusquici res-treinte. M. Trémaux, dautre part, dans les études si remar-quables quil a entreprises pour constater la perfectibilité desêtres qui habitent la terre en rapport avec celle des contréesquils occupent, dont il a donné un si lumineux résumé dans lecompterendu des séances de lAcadémie des sciences [le 4 juil-let 1864,a démontré cette tendance au progrès de lespèce hu-maine; il est donc infiniment probable que lorsquil se seraécoulé une suite de siècles suffisante, ce qui nous paraît aujour-dhui obscur et embrouillé pourra acquérir pour ceux qui noussuivront le caractère de certitude dune vérité démontrée. Latendance au progrès de lespèce humaine si savamment étudiéeet mise au jour par M. Trémaux, me semble ne devoir, ni pou-voir laisser subsister aucun doute, sur la tendance encore crois-sante des facultés de lespèce humaine, vers un degré plus avancéde perfectibilité que celui qui existe aujourdhui. Cette tendanceà la perfectibilité des êtres organisés qui sont le résultat desdiverses combinaisons de la matière, continuera très-probable-ment à augmenter jusquà lépoque les dernières moléculesles plus éloignées du centre de gravité du système stellaire for- par la condensation dune partie de la nébuleuse à laquellenous appartenons, soient venues traverser le centre de gravitédu système. Lunivers auquel nous appartenons arrivé alorsau plus haut degré de perfectibilité auquel il soit susceptibledatteindre, éprouvera une tendance progressive vers sa dé-sorganisation dont le dernier terme répondra à lépoque verslaquelle chacune des parties du système sera revenue occuperune position semblable ou équivalente à celle quelle occupaitprimitivement dans lespace à lorigine du temps. Alors lamasse entière sera revenue au repos pour recommencer, àpartir de ce moment, une nouvelle et grande révolution ayant