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Mémoire sur les causes et sur les effets de la chaleur de la lumière et de l'électricité / par M. Seguin aîné
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la masse de cet astre. La grande vitesse dont sont animées cellesde ces molécules qui se trouvent placées à la surface du soleilpar suite de son grand mouvement de rotation, a nécessaire-ment déterminer la formation dune immense photosphère ga-zeuse assujettie à une foule de mouvements divers qui détermi-nent toutes les apparences que lon observe à sa surface, appa-rences sur les causes et les effets desquelles ont été édifiés tantet tant de systèmes et de conjecturés qui se renversent, se rem-placent successivement les uns les autres, et dont aucun jus-quici na pu donner des explications assez correctes et assez sa-tisfaisantes des phénomènes pour que la science ait pu sy atta-cher dune manière certaine et définitive.

Létat gazeux existe très-probablement sur le soleil jusquàune grande distance de sa surface, et la densité des couches suc-cessives qui forment son noyau doit augmenter rapidement àmesure que lon pénètre plus avant dans son intérieur, de ma-nière à devenir très-considérable au centre. La couronne quienvironne cet astre et les appendices roses que lon observe à sasurface pendant quil est éclipsé par la lune nous indiquent,dautre part, que lexistence de ces corps gazeux et lémissionqui en résulte à chaque instant dans toutes les parties de lu-nivers quil domine, par suite de la distension qui agit sur euxavec une grande énergie, constituent sous tous les aspects et soustoutes les formes une immense effluve de chaleur et de lumièrequi distribue la vie et le mouvement sur tous les astres qui sontsous sa dépendance, suivant les conditions auxquelles la sagesseinfinie du Créateur a subordonné le maintien de cet ordre etde cette admirable harmonie indispensable à lexistence de tousles êtres. Et une densité et une fixité plus grande étaientnécessaires à la conservation des êtres destinés à y figurer, lesmolécules matérielles ont contracté entre elles des adhérencesrelativement plus grandes, et suffisantes pour donner naissanceà des corps constitués à létat solide aux températures qui ré-pondent pour chacun deux aux conditions qui en assurent lastabilité. Si ces questions paraissent à notre intelligence, dou-* teuses, embrouillées et difficiles à percevoir, il faut bien serappeler quil en est dautres dun ordre encore plus élevé, tellesque linfini du temps et de lespace, la conscience de la concen-tration de lexistence de Dieu en un seul instant indivisible, in-finiment court, dont la certitude nous est impérieusementimposée par notre nature, malgré la répugnance invincible quc-