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la masse de cet astre. La grande vitesse dont sont animées cellesde ces molécules qui se trouvent placées à la surface du soleilpar suite de son grand mouvement de rotation, a dû nécessaire-ment déterminer la formation d’une immense photosphère ga-zeuse assujettie à une foule de mouvements divers qui détermi-nent toutes les apparences que l’on observe à sa surface, appa-rences sur les causes et les effets desquelles ont été édifiés tantet tant de systèmes et de conjecturés qui se renversent, se rem-placent successivement les uns les autres, et dont aucun jus-qu’ici n’a pu donner des explications assez correctes et assez sa-tisfaisantes des phénomènes pour que la science ait pu s’y atta-cher d’une manière certaine et définitive.
L’état gazeux existe très-probablement sur le soleil jusqu’àune grande distance de sa surface, et la densité des couches suc-cessives qui forment son noyau doit augmenter rapidement àmesure que l’on pénètre plus avant dans son intérieur, de ma-nière à devenir très-considérable au centre. La couronne quienvironne cet astre et les appendices roses que l’on observe à sasurface pendant qu’il est éclipsé par la lune nous indiquent,d’autre part, que l’existence de ces corps gazeux et l’émissionqui en résulte à chaque instant dans toutes les parties de l’u-nivers qu’il domine, par suite de la distension qui agit sur euxavec une grande énergie, constituent sous tous les aspects et soustoutes les formes une immense effluve de chaleur et de lumièrequi distribue la vie et le mouvement sur tous les astres qui sontsous sa dépendance, suivant les conditions auxquelles la sagesseinfinie du Créateur a subordonné le maintien de cet ordre etde cette admirable harmonie indispensable à l’existence de tousles êtres. Et là où une densité et une fixité plus grande étaientnécessaires à la conservation des êtres destinés à y figurer, lesmolécules matérielles ont contracté entre elles des adhérencesrelativement plus grandes, et suffisantes pour donner naissanceà des corps constitués à l’état solide aux températures qui ré-pondent pour chacun d’eux aux conditions qui en assurent lastabilité. Si ces questions paraissent à notre intelligence, dou-* teuses, embrouillées et difficiles à percevoir, il faut bien serappeler qu’il en est d’autres d’un ordre encore plus élevé, tellesque l’infini du temps et de l’espace, la conscience de la concen-tration de l’existence de Dieu en un seul instant indivisible, in-finiment court, dont la certitude nous est impérieusementimposée par notre nature, malgré la répugnance invincible qu’c-