relations continuelles qui s’établissent entre les diverses partiesqui la composent, et à la pondération provenant du jeu conti-nuel qui a lieu entre l’attraction et la distension qu’exercentces molécules entre elles.
Je compare les formes indécises et flottantes des corps entrecertaines limites, à un essaim d’abeilles réunies en groupe sus-pendu à une branche d’arbre. L’instinct de ces animaux lesguide pour comparer, avec la plus grande exactitude, la résis-tance provenant de la force musculaire développée par cellesd’entre elles qui se trouvent placées à la partie supérieure dugroupe, avec la traction opérée par le poids de la masse de cellessituées au-dessous d’elles et rester précisément dans la limiteoù ces deux résistances se font respectivement équilibre, commeles plateaux d’une balance également chargés des deux côtés.
Or l’aspect du groupe animé, qui nous représente ici l’organi-sation des corps constitués, est complètement indépendant de lanature de la matière qui les constitue, et il en est de même detous les corps depuis la configuration qu’affectent les systèmesstellaires jusqu’aux combinaisons les plus minimes entre lesmolécules simples primitivement créées par Dieu . Combinai-sons tout aussi incompréhensibles pour nous et au-dessus denotre intelligence que celles qui existent entre les plus vastesassemblages qui composent l’immensité de la création.
Le jeu continuel des molécules simples et unitaires, qui est lasuite du mouvement qu’elles ont acquis en se rapprochant lesunes des autres, détermine toutes les combinaisons de la ma-tière nécessaires à l’accomplissement des périodes que le Créa-teur a instituées en rapport avec les besoins de tous les êtresqu’il a créés. Ces jeux d’affinités assujettis à des règles et àdes lois invariables, amènent à se rendre compte des change-ments qui ont lieu dans les rapports des êtres, et de ceux qui s’o-pèrent dans leur nature en parcourant les diverses périodes dela création. Les beaux travaux de M. Pouchet ont mis au jour,et corroboré les observations de ses devanciers, en nous faisantassister aux transformations qui, dans l’ordre de l’admirableprévoyance divine, font passer les êtres créés de la classe desvégétaux dans le règne des êtres animés, transformations aux-quelles on a donné bien improprement le nom de générationsspontanées, ce qui pourrait laisser croire qu’il est ici questiond’une création de matière tandis que visiblement les auteurs deces si intéressants travaux n’y ont attaché d’autre idée que celle