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rences de déviation qui ont constitué à ces cristaux le caractèrede la double rétraction. Lorsque enfin la disposition de ces molé-cules était telle que les agrégations, constituées de manière àproduire sous nos yeux l’impression lumineuse, étaient déviéesdans toutes les directions, ou bien que le cristal, par sa nature,jouissait de la propriété d’absorber et de s’associer les cristauxformés par les molécules u. qui venaient le traverser en s’empa-rant du mouvement dont étaient pourvues ces molécules, il enest résulté les corps opaques de toutes les formes, de toutes lesdimensions, de toutes les couleurs et à tous les états.
Les différentes formes qu’affectent les cristaux peuvent aussiêtre la suite et le résultat des décroissements successifs desmolécules matérielles soit sur les faces, soit sur les arêtes descristaux, suivant les beaux et immortels travaux et les admi-rables combinaisons dont le célèbre Haüy a doté la science dela cristallographie, ainsi que les habiles et ingénieuses combi-naisons de M. Gaudin qui s’est attaché avec tant de talent et desuccès à marcher sur les traces de ce savant célèbre.
Il est probable que si l’on pouvait rendre la distension prépon-dérante chez les corps où ces deux actions, agissant sur les mo-lécules qui, constituant ces corps, se compensent mutuellementen se faisant réciproquement équilibre, on les verrait se désor-ganiser; leurs éléments s’échapperaient par la tangente danstoutes les directions et se réduiraient en chaleur, lumière ou enélectricité qui se traduiraient et se manifesteraient parles impres-sions que ces agents ont l’habitude d’exercer sur notre organi-sation. J’ai été toujours excessivement frappé de l’expérience dudisque tournant d’Arago, à laquelle j’assistai la première foisque ce célèbre et immortel savant se mit en devoir de l’exécuter.La grande vitesse imprimée au disque faisait visiblement déta-cher, et se répandre dans l’espace tout autour de ce disque, unepartie de sa propre substance dont les molécules devenueslibres, et susceptibles de se diffuser dans toutes les directions,traversaient les corps environnants quels que fussent leur état etleur nature en exerçant leur action [sur l’aiguille suspenduepar son centre de gravité et séparée du disque par n’importequelle substance.
Je suis persuadé que s’il était possible de communiquerune assez grande vitesse de rotation à un disque métallique tour-nant sur son axe ; que ce disque fût d’une nature telle que la co-hésion, ou attraction des diverses molécules matérielles qui le