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pre. Ainsi que je l’ai déjà fait remarquer, beaucoup d’entre cescorps ont pour limites des mouvements de leurs divers éléments,des espaces circonscrits par des sphéroïdes à plusieurs axescomprenant un plus ou moins grand nombre de molécules sousle même volume, ce qui caractérise les différences de pesanteurspécifique, l’état solide, liquide, aériforme, ou fluides lumineux,caloriques, électriques et autres. Dans les corps solides, cesdivers cristaux formés de molécules m et unis entre eux par laloi de l’attraction et de la distension, après avoir été dépouillés,par suite de circonstances exceptionnelles que j’ai fait connaîtredans mon grand mémoire sur la cohésion, de toute la vitessedont ils étaient animés et qu’ils avaient communiquée auxmolécules g venant traverser leurs systèmes, ont conservéentre eux des positions fixes et stables entre des limites analoguesà celles qui régissent les rapports qui existent entre les distancesqui séparent les corps célestes. En sorte que ces corps ont prisles diverses formes et les divers aspects sous lesquels ils affectentnos sens. Mais ces premiers éléments se sont combinés dans lesconditions nécessaires pour que leur arrangement se présentâttantôt sous l’aspect du solide n° 1 et tantôt sous celui du so-lide n° 2. Des nappes formées par l’un et l’autre de ces solidesont pu aussi alterner et se superposer symétriquement et régu-lièrement les unes au-dessus des autres, et il en est résulté descorps ayant diverses propriétés, formant des cristaux différentsles uns des autres par leurs angles, leurs faces, et la position deleurs arêtes. Le cubo-octaèdre primitif régulier a pu voir ainsialtérer ses formes; les axes des ellipsoïdes dont il constituait leséléments ont pu se disposer sous certains angles et donner auxdivers cristaux qui résultaient de ces combinaisons, toutes lesformes et toutes les propriétés que l’observation nous a fait recon-naître en eux. Chez certains de ces cristaux, les plus régulièrementorganisés, les agrégations lumineuses ont dû se frayer régulière-ment et sans obstacle un passage à travers le cristal, en restanttoutes assujetties à la même loi de déviation qui caractérise l’in-dice de réfraction simple chez chacun de ces corps; et c’est cequi a formé et donné naissance aux corps diaphanes à réfractionet réflexion simples. Dans d’autres cas, et lorsque ces moléculesou leurs agrégations différaient entre elles par suite des diffé-rences de nature ou du mode d’assemblage qui les caractéri-saient, les agrégations lumineuses ont éprouvé dans leur passageà travers la substance des corps qu’elles traversaient, des diffé-