en voyageant parallèlement ensemble d’obéir plus facilementà leurs actions réciproques. C’est avec le plus profond étonne-ment et la plus vive admiration que j’ai vu répéter sous mesyeux par mes fds, au moyen des puissants appareils que nous afournis M. Rumhkorff, les phénomènes de stratification de la lu-mière électrique lorsque l’on fait passer un courant puissantd’électricité dirigé dans le sens de la longueur d’un tube en verre,dans lequel on a introduit préalablement un gaz raréfié à undemi-millimètre près, phénomènes si intéressants qui ont étéreproduits, exécutés, décrits et expliqués avec tant de talent etde précision par M. le professeur de La Rive.
Dans d’autres circonstances des effets analogues, dus à descauses identiques, se manifestent sur de plus vastes échelles dansles phénomènes de stratification de la matière nébuleuse au-tour des comètes, ainsi que les apparences que présente lacondensation de la matière chaotique qui se résout en nébu-leuse, en présentant les apparences de spires tendant à se réu-nir autour du centre commun de gravité de la masse pour arri-ver successivement à former des systèmes stellaires constituésà l’état où se trouve actuellement celui dont nous faisons nous-mêmes partie.
XVIII
Les divers effets résultant des actions exercées par les molé-cules g en mouvement, qui réunies ou isolées viennent tra-verser les systèmes des molécules m dont les agrégations parleur réunion forment les corps solides, se manifestent par desapparences qui diffèrent souvent considérablement entre elles.Ces différences ont servi à la science actuelle, basée sur l’adop-tion de la théorie de l’étlier et des impondérables, à établir desclassifications qu’elle désigne en disant, qu’ils ont une plus oumoins grande capacité pour le calorique, qu’ils sont transpa-rents ou opaques, bons ou mauvais conducteurs de la chaleur etde l’électricité, etc. Mais ces différences ne sont qu’apparenteset relatives au mode d’existence de ces corps, car la compression,le choc, l’écrouissage, le polissage, la division, etc., peuventfaire varier ces propriétés dans des limites très-étendues :
J’ai démontré, en effet, que l’action des molécules g, lors-qu’elles traversent, avec de grandes vitesses, les systèmes demolécules m dont la réunion constitue des corps à tous les