masses et aux vitesses dont elles sont animées. Lors doncqu’une agrégation de molécules p. qui se trouve dans les condi-tions de produire, sur nos yeux, l’impression de la lumièrerouge, par exemple, s’approche de la surface d’un corps cristallin,opaque ou diaphane, outre la première déviation qu’éprouvecette agrégation ou amas de molécules en mouvement, parsuite de l’action qu’exercent sur elle ceux des éléments ana-logues qui se trouvent sur son passage, cette agrégation obéitencore à une autre action dépendante de la masse entière ducorps. Cette action agit sur cette agrégation avec d’autant plusd’énergie que l’angle sous lequel elle pénètre dans l’intérieurdes corps est plus grand, puisque la partie de la masse de cecorps, dont le centre d’action attire le rayon de ce côté, devientde plus en plus prépondérante sur le côté opposé, à mesure quele sinus de l’angle qui mesure l’inclinaison du rayon incidentsur cette surface augmente.
Or, il résulte de la constitution moléculaire des corps, telle queje viens d’en définir les conditions, que lorsque les agrégationslumineuses ou autres analogue? s’approchent de la surface de cescorps ou pénètrent dans leur intérieur sous un angle très-petit,les premières molécules qui se rencontrent sur leur passage exer-cent seules leur action sur ces agrégations pour faire varier leséléments des courbes du second degré qu’elles décrivent. Si lanature du corps est telle que les cristaux qui forment les élé-ments de ce corps présentent des nappes d’une certaine éten-due, que l’ensemble de ces cristaux se trouve coordonné demanière à former des surfaces unies dans un même plan, ilarrive que les agrégations composées de p. venant de l’espace,n’éprouvent dans leur marche que des déviations, mesuréespar des angles égaux et symétriques de chaque côté du cristalélémentaire constituant la surface qui produit cette déviation,d’où résulte la reflexion du rayon. Mais si l’agrégation, aprèsavoir pénétré dans le corps, s’y enfonce assez profondémentpour éprouver l’influence de la masse entière qui le compose,cette agrégation se trouve attirée dans son intérieur et déviéede sa marche, jusqu’à ce que les attractions croissantes qui laséparent des centres d’action qui exercent leurs actions surelles soient devenues sensiblement égales. Elle continue alorssa marche dans l’intérieur du corps, en n’éprouvant de la partdes molécules qui composent ce corps que des actions égales etopposées qui ne sont pas de nature à la faire dévier de sa direc-