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Mémoire sur les causes et sur les effets de la chaleur de la lumière et de l'électricité / par M. Seguin aîné
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gaz est une fonction de la distension quexercent les p. sur lesagrégations de molécules qui constituent les corps à cet état ;mais pour connaître cette loi, liée à la connaissance de la cons-titution atmosphérique et des réfractions astronomiques, et pré-dire les circonstances qui accompagnent la production de cesdivers phénomènes, il faudrait des connaissances plus avancéesque celles auxquelles est encore parvenue actuellement lascience.

Plusieurs faits isolés commencent, cependant, à jeter quelqueslumières sur les principes encore inconnus, ou peu observés etpeu étudiés jusquici, de laction quexercent les gaz sur les mé-taux à des températures très-élevées. Je ci terai à cet égard les ex-périences si intéressantes de M. Sainte-Claire Deville, dont ce sa-vant a publié les résultats détaillés dans un mémoire quil a luà la séance de lAcadémie des sciences le 18 juillet 1864. Dansces expériences, M. Sainte-Claire Deville, en donnant suite auxpremiers essais de M. Graham, a démontré quen chauffant aurouge blanc deux tubes, lun intérieur en fer rempli de gazazote, lautre en porcelaine enveloppant le premier, en laissantentre ces deux tubes un intervalle annulaire dans lequel on fai-sait pénétrer du gaz hydrogène à la même tension que celle delazote, le gaz hydrogène traversait le tube en fer pour venir seréunir à lazote et ajouter sa tension à la sienne en augmentantde moitié celle des deux gaz réunis.

Il me paraît que lon peut parvenir à trouver lexplication deces faits, en considérant quels sont les résultats qui doiventêtre déterminés par la nature, les propriétés et le mode dexis-tence de ces deux gaz. En effet, lazote, par suite de sa plusgrande densité, semble devoir résister plus énergiquement que1 hydrogène à laction des p., soit à leffluve de chaleur quitend à lui faire traverser le tube incandescent dans lequel il estrenfermé, tandis que lafaible densité et le peu de cohésion des élé-ments qui constituent le gaz hydrogène laissent présumer quelaction cle ces agents, sur ce gaz, doit être beaucoup plus puis-sante pour produire ces mêmes effets. On sait que la pesanteurspécifique de lhydrogène est treize à quatorze fois moins consi-dérable que celle de lazote, et lon en peut induire que lactionde la distension ou de leffluve calorifique à laquelle ils sontsoumis lun et lautre, agit sur eux en raison inverse de cesnombres pour leur faire traverser le tube de fer incandescent quiles sépare. Ces deux gaz se trouvent alors en présence lun de