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XXIV.
Je vais passer actuellement à l’examen de la célèbre questiondes interférences sur laquelle s’est principalement appuyée lathéorie de l’étlier et des impondérables pour se constituer et sepropager, et faire voir que les bases sur lesquelles elle s’étaye sipéniblement, se trouvent en pleine opposition et en contradic-tion flagrante avec les lois du mouvement qui régissent l’uni-vers entier ; et que l’explication de ces phénomènes, commecelle de tous les autres phénomènes analogues, vient se rangerde la manière la plus simple, la plus facile, la plus évidente etla plus naturelle dans la grande catégorie des actions récipro-ques que les molécules matérielles exercent les unes sur lesautres, de la même manière et suivant les mêmes lois que tousles autres corps formés par les agglomérations et les combinai-sons de ces mêmes molécules.
Je consultais M. Biot , vers l’année 1828, sur l’opinion qu’ils’était formée des deux systèmes en présence l’un de l’autre, del’émission et des ondulations, et lui demandais quel était celuiauquel il pensait qu’il était le plus naturel d’accorder la préfé-rence et de se rattacher provisoirement, comme étantl’expressionla plus rationnelle de l’explication des faits, dans l’état où setrouvait alors la science. Il me répondit, alors, qu’il considéraitles deux systèmes comme marchant parallèlement ensemble àpeu près d’un pas égal dans la voie du progrès, et comme ayantsensiblement les mêmes probabilités d’être l’expression de lavérité. Que le système des ondulations se trouvait dans unephase où il paraissait avoir devancé celui de l’émission ; maisqu’il ne regardait nullement ce succès momentané comme unevictoire assez décisive pour fixer d’une manière définitive l’opi-nion de la science sur une question qu’il considérait comme1 une des plus compliquées et des plus difficiles à résoudre dela physique. Que, dans son opinion, la condition essentielleet sans laquelle le système de l’émission ne pouvait se soutenir,mais à laquelle aussi se trouvait liée la plus grande probabilitéde ce système d’être l’expression de la vérité, était que toutesles molécules lumineuses partant du foyer se trouvassent émisesséparément et cheminassent à des intervalles mathématique-ment égaux. Or telles sont précisément les conditions, auxquelles
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