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autres, théorie à laquelle il n’a pu être rien ajouté après lui.
Les diverses séries d’anneaux colorés, réfléchis ou réfractéssuivant l’épaisseur de la couche d’air du ménisque formé parla superposition de deux calottes sphériques d’un grand rayon,et la mesure du sinus verse des arcs interceptés, en fonction dela distance de ces points à celui du contact des deux sphères,permit au sublime physicien de déterminer à quelle épaisseurde la couche d’air répondait chaque phase du phénomène, etles nombres donnés par Newton sont bien ceux en effet que lespartisans de l’étlier, ne pouvant espérer de mieux faire, ont étéheureux de trouver et d’accepter pour les accommoder à leur nou-veau système.
Suivant les idées que j’ai émises, ces nombres représententbien aussi les rapports de grandeur qui existent entre les agréga-tions de molécules m, susceptibles de dévier les rayons lumineuxformés par la réunion des molécules ,u. et de déterminer chaqueespèce de ces agrégations à décrire soit des ellipses en détermi-nant la réflexion, soit des hyperboles qui donnent la réfraction.Mais on voit de suite que les dimensions de ces agrégations, sus-ceptibles de pouvoir être désignées par des nombres commensu-rables avec des quantités susceptibles d’être exprimées par lesmoyens dont nous faisons usage habituellement pour apprécierles quantités, doivent contenir un nombre d’éléments tels quetous les corps qui peuplent l’espace que nous pouvons aperce-voir ou dont nous pouvons nous faire l’idée, dans les bornes dufini, ne sont rien en regard de quantités qui ne peuvent êtredésignées que par des moyens qui dépassent et sont au-dessusde toutes les ressources de notre imagination.
On comprend de suite, d’après le système exposé par Newton,et celui auquel je me suis rattaché d’après lui, comment unedouble, une triple série d’agrégations de molécules m peut dé-terminer sur des molécules matérielles analogues p agrégéesensemble, des résultats qui simulent tous les phénomènes de laréfraction et de la réflexion, en faisant varier les angles sous l’é-tendue desquels se présentent ces diverses séries de phénomè-nes, et rentrer ainsi de toutes pièces dans les différentes combi-naisons qui sont dues au génie de Newton. Idée sublime quifut ensuite si bien développée par son célèbre successeur etcontinuateur, le grand Biot !