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Mémoire sur les causes et sur les effets de la chaleur de la lumière et de l'électricité / par M. Seguin aîné
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ésolution de ces hautes questions, nous ne pussions parvenirà nous pénétrer et à éclairer de quelque lumière le problèmesi obscur encore et si peu avancé de la constitution intimedes corps dont lignorance a laissé jusquici la science, à cetégard, dans une si grande incertitude.

La connaissance que nous avons acquise de la dimensiondes agrégations des molécules biatérielles et des conditions danslesquelles sexécutent leurs mouvements, nous permet de déter-miner létendue des retards ou avances qui doivent avoir pourrésultat de changer, à un moment donné, les rapports de coïnci-dence de ces agglomérations dont lensemble constitue un rayonlumineux. On obtient, comme on sait, le résultat de faire va-rier la vitesse de lun de ces rayons, en lui faisant traverserune lame mince de mica qui détermine un retard dans samarche, en distendant et écartant les uns des autres les élémentsconstituants du mica ; ou bien, en déterminant par le calculsous quel angle il est nécessaire de dévier lun de ces rayonspour le ramener ensuite au point de coïncidence, en le faisantréfracter ou réfléchir, de manière à obtenir dans lun ou lautrede ces deux cas, des changements tels que les agrégations demolécules matérielles, appartenant respectivement à chacundeux se trouvent, par leffet de leur rapprochement,ne plus êtreséparées par des intervalles semblables ou analogues à ceux quiles divisaient auparavant, mais bien dans un état de rapproche-ment qui les détermine à exercer les unes sur les autres lesactions les plus puissantes.

Tous ces effets sont identiques à ceux qui seraient le résultatdu rapprochement de deux planètes appartenant à notre systèmesolaire qui, par suite dune cause quelconque, seraient amenéesà exécuter leur mouvement de translation autour du soleil àune très-faible distance lune de lautre. Il est évident que cescorps, en obéissant alors à lattraction en raison directe desmasses et réciproque aux distances qui les séparent, formeraientun système analogue à celui de la terre et de la lune, de Jupiter ,de Saturne, dUranus , avec leurs satellites respectifs, ou biencomme les étoiles multiples dont nos télescopes nous font appré-cier les positions et les mouvements dans les parties de lespaceles plus reculées des limites auxquelles il est donné à la sciencea tuelle détendre ses investigations. Le mouvement de transla-tion de ces agrégations se trouverait alors, comme dans le»globes de feu, transformé en un mouvement de rotation de