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rent des combinaisons qui donnent naissance aux divers corpsexistants dans la nature. Nous parvenons quelquefois à prédire,par analogie, quels seront les résultats des actions qu’exercententre eux les éléments matériels dont la réunion et les combi-naisons constituent les corps qui sont les produits de ces al-liances. Ces corps se présentent alors à nous, à tous les états,sous tous les aspects, sous toutes les formes qui constituent lesmille caractères, les mille illusions que produit la matière surnos sens, dans l’infinité d’évolutions diverses qui sont la suiteet les résultats des instincts attractifs dont Dieu a voulu ainsidoter les molécules matérielles auxquelles il a attribué legrand rôle de devenir les principes constitutifs de tout ce qu’ila créé dans l’univers.
C’est en observant les résultats de ces lois dans les grandsphénomènes de la nature et en cherchant à imiter en petit le jeudes affinités chimiques qu’exercent réciproquement les uns surles autres les éléments constitutifs des corps, affinités qui dé-terminent ces corps à s’allier dans telle ou telle condition, quenous parvenons dans nos laboratoires à déterminer des combi-naisons entre les substances réputées comme simples par lascience actuelle ; résultats de combinaisons qui ressemblent, oumême sont identiques, à ceux clés grands ateliers dans lesquelsla Providence divine a voulu que fussent élaborés et mis aujour ces mêmes produits, dont la nature nous présente partoutles modèles d’une manière si grandiose et sur une si vasteéchelle, avec tant de richesse et de variété. Les produits quenous faisons naître artificiellement dans nos expériences, enprovoquant le jeu des affinités des éléments constitutifs qui en-trent dans la composition des corps, sont le résultat de la dé-composition et de la recomposition successive de ces mêmescorps. Et ce sont les résultats de la substitution de ces élémentsles uns aux autres qui donnent naissance aux nouveaux produitsformés, alors, par des éléments de même nature ou de naturedifférente.
La science, ainsi que nous l’avons vu, est parvenue à détermi-ner et à rapporter à des mesures connues dont nous pouvonsapprécier l’étendue, les dimensions présumables des agrégationsmatérielles qui produisent sur nos sens les impressions quenous font éprouver les divers rayons du spectre solaire quicomposent le faisceau de la lumière blanche. Et il ne seraitpeut-être pas impossible que, par des calculs appropriés à la