— 93 —
très-rapprocliées les unes des autres, en donnant naissance àdes corps d’une grande densité, que les éléments qui composentces corps se sont constitués sous l’empire du solide n° 2 et pré-sentent dans leur contexture des irrégularités qui influent pourfaire adhérer plus fortement leurs molécules les unes aux au-tres, il est infiniment probable que la désagrégation des partiesqui les composent s’opère avec nlus dp. difficulté et. p’pst. ce quela science actuelle exprime en d ement,
qu’ils sont mauvais conducteurs du calorique ou de l'électri-cité, qu’ils se laissent pénétrer moins facilement par la lumièreou la chaleur que lorsque leur cohésion, leur densité, sontplus faibles, et qu’ils se trouvent à l’état liquide ou gazeux.
XXVIII.
Les causes qui déterminent les courants électriques et ma-gnétiques à se manifester et à devenir plus ou moins adhérentsautour des corps constitués formés par la réunion des molé-cules m à l’état stable et permanent, sont de même nature, iden-tiques et assujetties aux mêmes lois générales que celles qui dé-terminent les mouvements des corps planétaires, des comètes,des aérolites, des étoiles filantes, de l’anneau magnétique quiexiste autour de la terre, et qui se manifeste quelquefois acci-dentellement par les aurores boréales, l’effluve de moléculeslumineuses qui constituent la lumière zodiacale, à quelquesystème du monde qu’elle appartienne, soit au soleil, soit à laterre ; tout comme à toutes autres manifestations de la matière,qui peuvent exister dans d’autres systèmes formant les cortèges de1 innombrable quantité de corps stellaires qui peuplent l’espace.
Le mode d’agrégation des molécules p. qui constituent cescourants, ainsi que la nature des cristaux dont l’ensemble cons-titue les corps formés par la réunion des molécules m aux-quelles les premières se trouvent momentanément liées, déter-
minent la direction, l’intensité et la persistance de ces courantsautour de ces corps. Ainsi, nous savons que certains oxydes defer naturel, l’urane, le titane, et même généralement tous lescorps jouissent du plus au moins, de la propriété de fixer autourd eux des courants permanents, que l’on désigne sous le nomde courants magnétiques. Les corps naturellement magnétiques