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Mémoire sur les causes et sur les effets de la chaleur de la lumière et de l'électricité / par M. Seguin aîné
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a pénétré la file de molécules u qui passe par le centre de gra-vité au point que lon considère, tandis que la production délec-tricité est elle-même fonction du sinus de ce même arc.

Les effluves de molécules p qui sillonnent lespace dans tousles sens et passent au travers de tous les corps, déterminentdonc toujours sur ces corps des actions qui se traduisent parlapparition dune certaine quantité de chaleur, de lumière, dé-lectricité, ou dautres manifestations analogues. La somme de cesactions est toujours corrélative et représente exactement la quan-tité de mouvement que les y. ont perdue dans cet acte, quoiquecette quantité de mouvement, pour chaque espèce de manifes-tation, soit sujette à éprouver les plus grandes variations.

Plusieurs causes de différente nature telles que le nombrede molécules a qui traversent les systèmes des m, leur direc-tion, les vitesses quelles ont acquérir pour produire cesdiverses manifestations, soit en traversant les espaces intra-stellaires, soit en arrivant du soleil ; ou bien lorsquelles sontproduites par des molécules m distendues et transformées en y.,par suite de la combustion, de la déflagration, du frottementrectiligne alternatif ou circulaire, de la percussion ou dautrescauses susceptibles de désorganiser les corps et de rendre àlétat libre, avec toute la vitesse dont elles sont animées, lesmolécules qui les composent ; toutes ces causes, dis-je, peuventdonner naissance et constituer à ces émanations les caractèresde la lumière polarisée. Réunies, elles se pondèrent, séqui-librent réciproquement les unes les autres, et déterminentla nature des phénomènes qui sont les conséquences et lesrésultats de ces divers effets. Ces effets sont toujours de diffé-rente nature, en proportions très-variables. Tantôt les molé--çules des corps déjà constitués se désagrègent, en se dégageantles unes des autres, et se traduisent, en se manifestant à lex-clusion de toute autre forme, soit en lumière, soit en électricitéou tout autre mode sous lequel se présente la matière diviséeet réduite à ses dernières limites, sans que jamais, cependant,lun de ces états lemporte sur les autres dune manière telle-ment exclusive quil ne se produise toujours au moins quelquestraces de chacune de ces manifestations.

Létat et la nature des corps qui se désorganisent, par suitede laction des p. qui les distendent et les désagrègent, influedune manière puissante sur le mode et limportance de cestransformations. Lorsque les m qui constituent ces corps sont