marcher parallèlement ensemble dans un état de rapproche-ment plus grand qu’il ne l’était auparavant, on sait qu’alorsles molécules matérielles, en se réunissant sous toutes lesformes et tous les états, constituent des agrégations animéesde vitesses diverses et éprouvent une tendance à se réunir engravitant les unes vers les autres. Dans ces conditions ellesnous apparaissent soit à la surface des écrans que nous plaçonssur leur trajet, ou à travers les objectifs des lunettes où ellessont reçues, sous tous les aspects et sous toutes les formes, affec-tant tantôt les apparences de marbrures alternativement claireset obscures, de stries, d’anneaux colorés, de bandes de diffrac-tion et autres phénomènes analogues qui sont le résultat deseffets opposés de l’attraction et de la distension, agissant surces molécules, pour établir entre elles les rapports qui nousfont éprouver les nouvelles impressions soumises alors à nosobservations.
On peut encore assimiler ces effets à ce qui a lieu entre lescorps qui agissent chimiquement dans les dissolutions en secombinant ou se décomposant réciproquement les uns les au-tres, parties de ces corps, qui se trouvent alors dans les condi-tions de s’allier ensemble, se réunissent en proportions définiestandis que les autres continuent à rester libres dans les milieuxoù ils se trouvaient en dissolution.
Les mômes effets se manifestent aussi, par suite des mêmescauses, dans les couches concentriques que l’on observe alter-nativement lumineuses et obscures autour du noyau des co-mètes, dans l’œuf électrique, les stries qui se manifestent dansles effluves d’électricité que l’on dirige à travers des gaz très-ra-réfiés, ainsi que dans une foule d’autres cas analogues où les mo-lécules matérielles exercent des actions électives qui résultentde leur nature et des distances qui les séparent les unes desautres.
XXX.
Si au lieu de considérer des solides de révolution isolés au-tour desquels il existe des courants de molécules matérielles, onenvisage ce qui résulterait de l’action de ces mômes courantslorsqu’ils parcourent des corps conducteurs d’électricité ph' s