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«a moins allongés, comme le sont par exemple les lils télégra-phiques, on s’apercevra que ces courants s’établissent alors lelong de ces fils, en circulant sous forme de spirale autour de cesconducteurs par suite d’un mouvement de tournoiement qui leurfait décrire des hélices autour d’eux simulant un tire-bouchondont les spires sont plus ou moins rapprochées les unes des autres.
La direction du mouvement de ces courants, les éléments desspirales qu’elles décrivent, paraissent, tout comme autour dessolides de révolution, être assujettis à une multitude de formesvariables dont les causes sont complètement hors de la portée detoutes nos investigations.
Gomme la direction de ces courants est nécessairement dans lesens de la génératrice de l’hélice au point que l’on considère lors-que le diamètre, et par conséquent la section du conducteur,diminue de volume jusqu’à se terminer par une pointe, il faut,pour que cette condition reste accomplie, que le courant s’appro-che de plus en plus du côté de la pointe. Mais dans ce mouvementla masse du corps, aidée des molécules qui forment les courantsqui lui sont adhérents, tend à diminuer déplus en plus, de ma-nière que l’attraction qu’exerçaient ces divers éléments sur lescourants, devient insuffisante pour faire équilibre à la distensionqui tend, et agit toujours avec la même énergie, à diffuser cescourants dans tontes les directions, en sorte que les moléculesmatérielles arrivées à l’extrémité de la pointe s’élancent avecrapidité dans l’espace ou sur les corps environnants, en produi-sant les phénomènes de la déperdition de l’électricité par lespointes avec tous les effets qui accompagnent ce phénomène eten sont les conséquences.
Les effluves de molécules matérielles qui arrivent de l’espacedans tous les sens, toutes les directions et avec toutes lesvitesses, celles de ces effluves qui viennent du soleil ou quenous provoquons par les moyens artificiels que nous employonspour en déterminer la production, distendent les courants quiexistent autour des conducteurs, et cette action se décomposeen deux parties. L’une de ces parties celle qui est parallèleaux conducteurs et dans leur sens, et qui tend à augmenter lenombre et la vitesse des molécules matérielles qui forment lescourants autour des conducteurs, est fonction du cosinus de1 angle que forme la ligne qui mesure l’inclinaison de l’hélicefine parcourt le courant autour des conducteurs, avec la direc-tion du courant ou effluve de molécules matérielles qui tra-