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qui avaient pris naissance à une époque où l’absence totale detravaux qui eussent été nécessaires et de nature à éclairer lascience sur ces épineuses questions, laissait ceux qui établis-saient ces théories dans la plus grande incertitude sur la con-fiance que pouvaient inspirer aux savants, les principes qu’ilsétablissaient comme devant servir de base à leurs doctrines.Mais on sait que les idées les plus difficiles à déraciner sont engénéral celles qui sont les plus absurdes et les plus éloignées dela vérité ; et il est dès lors facile de comprendre comment celle-ci est parvenue intacte jusqu’à nous, et résiste encore à l’évi-dence qui n’a pu jusqu’ici obtenir le résultat de dissiper lesténèbres qui l’environnent.
En insistant comme je le fais avec tant d’ardeur et tant de téna-cité pour déraciner une erreur que mon oncle Montgolfier acombattue pendant toute sa vie, j’ai eu principalement en vue deglorifier son nom et rendre à sa mémoire oubliée l’éclat, l’hom-mage et la justice qui lui sont dus. J’ai eu aussi en vue, danstout mon travail, d’élever bien haut l’immense et immortel géniede Newton, l’esprit le plus droit, le plus grand, le plus vaste etle plus profond qui ait jamais existé de mémoire d’homme! ettous mes vœux seront satisfaits si ceux qui auront le courage etla patience de lire les ouvrages que j’ai écrits pour arriver à ce buttrouvent que je suis parvenu à ajouter un fleuron à sa cou-ronne d’immortalité en étendant jusqu’à l’infmiment petit lesadmirables combinaisons qu’il avait su trouver dans l’inûnimentgrand.
Seguin aîné.
— IMPRIMERIE V. GOCPY ET C f , RUE GARANCIÈRE , b.