qu’elle éprouve. Mais, s’il en était ainsi, et que les partisans de ,l’étlier poussés dans leurs derniers retranchements en fussentréduits à invoquer de pareils arguments, leur cause serait bien ,vite jugée, et il serait inutile d’insister plus longtemps auprès |d’eux pour les dissuader d’une erreur qui tomberait dès lors Id’elle-même bien vite dans le néant.
On ne peut donc évidemment considérer l’éther, tel qu’il est jdéfini par les physiciens, que comme un être intercallé par eux idans la création, uniquement pour satisfaire aux exigences :d’une hypothèse dont rien ne peut justifier l’existence et encore !moins l’admission. j
Et comme, d’ailleurs, j’ai démontré jusqu’à l’évidence, quetous les effets qu’on attribue à l’éther sont une suite nécessairedes propriétés, du mode d’action et des attributs dont est douéela matière ; et que tous les calculs et toutes les formules em- lployées par les géomètres pour expliquer et prévoir les diffé- !rentes phases des phénomènes peuvent également bien s’appli- jquer, comme je l’ai fait voir, en considérant ces phénomènes |comme les conséquences des actions que les molécules maté-rielles exercent les unes sur les autres en obéissant à la loi del’attraction en raison directe des masses et réciproque auxdistances; on voit que cette abstraction n’a plus aucune raisond’être, et que M. de Humboldt était parfaitement dans le vrai,au sujet de l’étlier lorsqu’il m’écrivait pour me faire compli-ment d’avoir débarrassé l’enseignement d’un mythe devenu dès 'lors complètement inutile à la science.
Ces considérations acquièrent encore une nouvelle force, uneplus grande valeur et un degré de certitude bien autrementconsidérables, lorsqu’on envisage les principes sur lesquels sefondent les partisans de l’éther pour asseoir leur doctrine, lesconséquences qui en découlent et les risibles erreurs qui ensont les résultats. On voit, en effet, que dans tous les traités dephysique qui s’impriment encore journellement et servent de ,texte aux professeurs dans les chaires où ils enseignent leséléments de physique à leurs élèves, on pose en principe cessingulières assertions, que deux ondes lumineuses qui se ren-contrent avec des mouvements contraires s’anéantissent réci-proquement, que le mouvement dont elles étaient animées setrouve annihilé et réduit à néant et que l’obscurité qui suc-cède alors à la lumière est le résultat de ce choc.
Cette erreur, il faut en convenir, était du nombre de celles