INTRODUCTION HISTORIQUE.
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deux ouvrages de méthode pour la détermination de la dureté,quoiqu’on lise 1 dans le premier: «Si, à ces différences tirées«de la gravité spécifique, nous joignons celles qui résultent«de la dureté comparée de ces substances pierreuses, nous«trouverons que celle du diamant, la plus dure de toutes«les pierres, étant supposée 20, celle du rubis spinelle est«comme 15, tandis que celle du spath fluor ne s’élève point«au delà de 7;» et dans le second 2 : «Le fer est le plus dur«des métaux, puis le platine, le cuivre, l’argent, l’or, l’étain«et le plomb.»
J’ignore, je le répète, comment ces nombres et ces indica-tions ont été obtenus, et je ne crois pas devoir m’arrêter à ladiscussion des causes de la dureté que donne l’auteur.
Werner a divisé, dans ses Principes de minéralogie *, lescorps en quatre groupes relativement à la dureté:
a. Dur. — Donnant des étincelles avec le briquet.
1° Résistant à la lime: le diamant, le rubis, l’émeraude, l’émeril.
2° Cédant un peu à la lime : la topaze, le cristal de roche,l’améthyste.
3° Cédant à la lime : mine de cuivre blanche, cristaux d’é-tain, pyrite arsenicale, feldspath.
b. Demi-dur. — Cédant à la lime ou au couteau, maisne donnant plus d’étincelles au briquet.
Le fahlerz, mine de fer spathique, basalte, pierre calcaire,pechstein.
C- Tendre. — Facilement rayé par le couteau, sans l’être par l’ongle.
Mine d’argent vitreuse, spath pesant, succin, mica, asbeste,
serpentine.