INTRODUCTION HISTORIQUE.
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Une méthode semblable n’est point scientifique; elle ne peutêtre que provisoire; maniée par des mains habiles, elle peutdonner, sans doute, des résultats importants; mais avec lesprogrès de la science elle doit disparaître, et faire place auneméthode plus rigoureuse et à des résultats plus précis.
Le second reproche à adresser à la marche suivie, c’estqu’elle est personnelle; il faut que l’observateur ait été préparéde longue date à ces essais, et possède une sensibilité, unesûreté de tact que tout le monde n’a pas. — Une méthode quiexige une sensibilité spéciale et un exercice prolongé, estcondamnée à l’avance; et je ne sache pas que personne aiteu l’idée de l’employer après M. Frankenheim.
Enfin un autre vice radical de ce mode d’expérimentation,c’est qu’il paraît impossible de distinguer dans la sensation quirésulte de la pression et de l’effort langentiel destinés à rayerla face d’un cristal, ce qui est relatif à la pression, et ce quiconcerne l’effort exercé parallèlement à la surface du minéral.Or, nous montrerons que, dans une appréciation exacte de ladureté, il importe de séparer les grandeurs relatives à cesdeux actions.
Ces réserves faites, je vais, en m’appuyant sur la dernièrepublication de l’auteur 1 , donner le résumé des principauxrésultats qu’il a obtenus.
M. Frankenheim distingue trois sortes de variations de ladureté pour un même cristal :
1° Sur la même droite dans des sens opposés;
2° Sur la même face, suivant des directions différentes;
3° Sur les faces différentes.
11 n’est pas question, dans ce travail, d’établir une compa-raison entre les duretés des divers minéraux.
Des directions cristallographiques égales ont toujours la