22 RECHERCHES SUR LA DURETÉ DES CORPS.
même dureté. — Deux directions cristallographiques diffé-rentes ont 'peut-être toujours une dureté différente.
Les corps isomorphes ont des duretés absolues bien diffé-rentes. Toutefois leurs duretés relatives sont égales. C’est ainsique l’azotate de soude est bien plus mou que le spath d’Islande.Toutefois sa forme cristalline est presque identique, et toutesles variations de la dureté y correspondent à celles du carbo-nate de chaux.
Il en est de même pour les corps qui appartiennent à unemême famille du système cristallin régulier.
1° Dans les faces, récemment obtenues, des 2 e et 3 e clivagesdu gypse, et suivant les lignes parallèles au clivage principal,on obtenait une moindre dureté en allant vers l’angle obtus,qu’en se dirigeant vers l’angle aigu.
Sur les faces de la pyramide du quartz, la dureté paraîtmoins grande en se dirigeant perpendiculairement du sommetaux arêtes de la base, qu’en se mouvant en sens opposé.
Sur le prisme ordinaire de l’augite, la dureté parait plusfaible en allant vers l’arête qui répond à un angle aigu, qu’enrayant vers l’arête qui répond à un angle obtus. — Sur lesfaces de clivage elles-mêmes on ne remarque pas de différence,
Dans le spath calcaire et dans Yazotate de soude, et dans lesplans de clivage, on trouve suivant les droites parallèles à lapetite diagonale, et en se dirigeant vers l’angle obtus, la du-reté plus faible que dans le sens opposé. On ne constate pasde différence, selon le sens, sur la grande diagonale.
2° Dans le sel gemme, sur les faces du cube, la dureté estplus grande dans la direction de la diagonale que dans celledes arêtes. — Le clivage se fait d’ailleurs parallèlement auxfaces du cube 1 .
1. Die lehre von der Cohasion, p. 332. Je cite cette page, parce que l’au-teur me paraît s’y être mis en contradiction avec lui-même, en concluantque, pour le sel gemme et le spath fluor, la dureté est la plus grande dansla direction parallèle aux plans de clivage.