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Tome second.
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HISTOIRE DE NAPOLÉON. — 4809. 413

et évacuer cette ville. Enfin les montagnards du Tyrol et du Yoralbergétaient descendus dans les bassins du Danube et du Pô , menaçantUlm, Munich , Villach, Bellune, Bassano et Vérone . Ils occupèrentBellune, Bassano, Feltre , et communiquaient avec les Autrichiensrentrés dans la Carniole . Les insurgés présentaient déjà une masse devingt mille hommes organisés en corps réguliers. La marche du princeEugène sur l’archiduc avait totalement dégarni la Lombardie . Lesescadres britanniques , les Autrichiens revenus sur l’Isonzo , les Tyro-liens , peut-être aussi les montagnards du Piémont , inquiétaient égale-ment le royaume d’Italie et les départements français . Le pape semblaitleur donner le signal de l’invasion par l’excommunication fulminée, le10 juin, contre Napoléon. Ce signal fut entendu aussi des hérétiques.L’amiral Stuart, sorti des ports de Sicile avec une grande flotte quiportait une armée de quinze mille Anglais et Siciliens , sous les ordresdu prince Léopold , parut, le 12, sur les côtes de Naples , et le 25 de-vant la capitale. La marine napolitaine oublia sa faiblesse et se souvintdes barbaries de Nelson ; elle combattit avec gloire, elle repoussa vigou-reusement le pavillon britannique. Les Anglais descendirent à Procida et'à Ischia , dont le château sut résister à leurs attaques. Ils tentèrentaussi de se rendre maîtres du fort de Scilla en Calabre ; mais le généralPartbouneaux les précipita dans la mer et s’empara du matériel préparépour le siège. Ne pouvant pas faire avec succès une guerre d’action ,les Anglais se bornèrent à en faire une de corruption et de menaces ;ils se placèrent aux îles de Ponza , qui sont entre Naples et Rome, espé-rant qu’un signal de la côte romaine ou napolitaine leur annonceraitl’insurrection de quelque province et leur permettrait un débarque-ment. En attendant ils jetèrent dans les deux pays des bandes de mal-faiteurs qui portèrent la terreur et le meurtre jusqu’aux portes de Borne.D’autres agents répandirent de l’or et des proclamations. Le généralMiollis , gouverneur des états romains, se trouvait placé au milieu desplus grands périls. Rome n’est distante de la mer que de cinq lieues. 11pouvait, il devait entrer dans les combinaisons de l’expédition anglaise de fomenter une révolte , au moyen de laquelle le saint-père aurait pugagner la flotte britannique ; c’eût été un véritable triomphe, pour lesapostats de la Grande-Bretagne, de conduire le souverain pontife àPalerme et surtout à Cadix. Rome se montrait partagée entre le Vatican que 1 on respectait et l’excommunié que l’on craignait,u.

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