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IIIS01RE DE NAPOLÉON . — 1842.époque de celle où les Anglais occupèrent I > aris, où Napoléon abdiquaà Fontainebleau, et où l’armée de la Loire fut licenciée à Bourges !
Le 9 mai, l’Empereur partit pour Mayence avec l’Impératrice, quidevait l’accompagner jusqu’à Dresde , lieu de réunion indiqué à la fa-mille impériale d’Autriche ; le 17, il était arrivé dans la capitale de laSaxe. Le 20 mai, Napoléon, craignant que M. de Narbonne n’eût pasété admis auprès de l’empereur Alexandre, veut tenter une démarcheplus imposante et plus décisive par l’entremise de son ambassadeur. Enconséquence, il dit au duc de Bassano : « Écrivez à Lauriston de serendre de Pétersbourg à Wilna. Il dira que, pressé d’écarter cette que-relle de gens de plume, je lui ai donné l’ordre de franchir les intermé-diaires et de parvenir jusqu’à l’empereur, pour obtenir de sa boucheun mot d’explication qui puisse laisser la voie ouverte à notre accom-modement; il ajoutera que je suis persuadé que le prince Kourakin estallé au delà de ses instructions, etc. >> Au reçu de cette lettre, Lauristondemanda au gouvernement russe des passe-ports pour exécuter l’ordrequ’il venait de recevoir.
Une cour de rois se réunit à Dresde autour de Napoléon . L’empereuret l’impératrice d’Autriche , de leur propre mouvement, avaient quittéVienne pour se trouver à Dresde sur le passage de leur gendre, etsanctionner par toutes les démonstrations de l’amitié l’intérêt qu’ilsprennent, en vertu des liens de famille et d’un traité solennel, à laguerre contre le czar, qui semble devenir l’ennemi commun du conti-nent. Le roi de Prusse offrit le prince royal pour aide de camp à Napo-léon , qui, n’écoutant qu’une délicatesse trop généreuse, le refusa.Tous les monarques, de la Baltique au Rhin , dont les contingents gros-sissent la grande armée, attestent par les vœux publics la part qu’ilsambitionnent d’avoir dans les victoires de Napoléon . Les princes con-fédérés sous ses aigles se livrent avec enthousiasme à l’espoir de le voirtriompher; le peu de fierté qui leur reste ne consiste qu’à vouloir sou-mettre à la même do mi nation le seul souverain continental qui soitencore indépendant.
Au moment où Napoléon recevait tant d’hommages et tant de garan-ties, un traité secret pour une paix définitive était signé à Bucharest entre les Busses et les Ottomans . Ouvrage de l’Angleterre, la paix su-bite de Bucharest eut lieu, grâce à l’emploi d’une pièce fausse que lecabinet de Londres fit parvenir à la connaissance du grand vizir; c’était