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Tome second.
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222 HISTOIRE DE NAPOLÉON . — 1812.

do witcli ; mais attaqués de front par les meilleures troupes de ee général,chargés en queue par la division Paskevvitcli, à droite par les huiansde la garde, à gauche par les grenadiers de Pavvlosk, et accablés sousla mitraille, le plus grand nombre périt aux cris de vive L’Empereur!vive la France ! Aussitôt, rassemblaut leurs débris, Ney succède à cesbraves. Il détache quatre cents Illyriens sur le flanc gauche des en-nemis, et lui-même, avec trois mille hommes, monte à l’assaut deshauteurs que couronnent une armée et une artillerie immense ; les gé-néraux Ledru, Razoul et Marchand suivent ses pas. La première lignedes Russes est de nouveau culbutée. La seconde ne doit pas nousarrêter davantage. Tout à coup une grêle de balles et de boulets détruitpresque tous nos soldats et leurs officiers; le reste recule en désordre.Ney les reforme avec calme derrière le ravin, leur unique abri, etose encore affronter les deux cents bouches à feu des Russes . C’est auplus fort de cette terrible action , qu’un major envoyé par Milorado-vvitch vient sommer le maréchal de se rendre. Cette sommation estinterrompue par une effroyable décharge de l’artillerie russe ; Ney ré-pond comme le prince Eugène l’avait fait, et retient le parlementaire,qu’il sauve encore de l’indignation des Français . Mais il apprend dece parlementaire que Napoléon est parti de Krasnoë ; d’un autre côté,il voit tomber tout le monde autour de lui sous le canon des Russes qu’il ne peut plus même aborder. L’extrémité du péril et le couragesuggèrent au colonel Pelet, l’un des officiers qui ont été blessés dansles combats de la journée, la pensée de conseiller au maréchal de re-tourner vers Smolensk , et de chercher à gagner Doubrovvna par larive droite du Dniéper . L’Empereur avait deviné ce mouvement : enconséquence, avant de quitter Doubrovvna, il a prescrit à Davoust quicommandait l’arrière-garde, de rester le plus longtemps possible danscette ville. Davoust n’attendit point assez; et, non moins funeste icipar sa précipitation que par sa lenteur à Smolensk , il faillit pour laseconde fois causer la perte de Ney. En effet, quand celui-ci, un momentaprès le départ de Davoust, se présente devant Doubrovvna, il voit lepont détruit. Nul autre parti désormais que de tenter le passage dufleuve ; nous le franchîmes à travers de cruelles épreuves, moins grandespourtant que celles du Woop, mais en abandonnant aussi notre artil-lerie et nos bagages. Non loin de là, une route frayée conduisit lemaréchal au village de Gusinoë, où ses soldats trouvèrent un asile et