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Tome second.
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HISTOIRE DE NAPOLÉON . — 1843.quence la confiance de Napoléon . Bientôt, comme si les choses eussentété d’accord entre le beau-père et le gendre, elle déclara sa négociationouverte avec l’empereur Alexandre, et couvrit ainsi d’une bonne appa-rence les intrigues qu’elle formait contre la France . Mais elle tirait, dela position nouvelle qu’elle semblait avoir prise de notre aveu, la con-séquence de ne pas augmenter son contingent, pour ne pas effarouchernos ennemis qui s'adressaient à elle.

Quelques jours après, M. de Metternich allait encore plus loin :« Tout ce que l’on demande à la France , disait-il, c’est de faire les plusgrands préparatifs pour une nouvelle campagne. » Et afin d’assurer lemaintien de l’alliance par la coopération ostensible de la guerre, il annon-çait la mobilisation de soixante-dix mille hommes dans la Gallicie et lacréation de 45,000,000 de florins de billets de banque. Le cabinetde Vienne s’engageait à n’agir que comme il conviendrait à l’empereurNapoléon, et à ne pas faire un pas à son insu. Sans doute, rien n’étaitplus perfide que d’exciter la France à une guerre que l’Autriche nedevait pas soutenir, et de négocier en secret à Wilna, à Vienne , àBreslau , tout en réclamant les droits de l’alliance. « Elle devait êtreéternelle, comme les motifs qui l’avaient fait naître; c’était l’Autriche qui l’avait recherchée : elle avait bien réfléchi auparavant. Si le cabinetavait à la refaire, il ne voudrait pas la minuter autrement qu’elle n’est. «M. de Metternich ne s’arrêta pas là; et, comme s’il avait pu tout à coupse persuader que la France eût totalement oublié le séjour et la prépon-dérance de sir Horace Walpole à Vienne pendant la campagne de Rus-sie , il annonça « qu’il n’aurait avec l’Angleterre des relations directesque quand il y serait autorisé par la France , et qu’en conséquence ildésignait au cabinet des Tuileries le baron de Wessemberg choisi pourla mission de Londres . »

La confidence de M. de Metternich fut entière au sujet de l’Angle-terre. «Outre les 7,000,000 sterling qu’elle donne à la Russie , disait-il encore, elle nous offre 10,000,000 pour changer de système. Nousavons repoussé son offre avec mépris, quoique nos finances soient dans leplus grand délabrement. Nos douanes sont à présent notre principalrevenu. Nous sommes sûrs de perdre cette branche lucrative de nos fi-nances , si vous renoncez à votre système d’exclusion des denrées coloniales. »Il était impossible de pousser plus loin les précautions de la trahison,que de paraître ainsi se rattacher par un intérêt spécial au blocus conti-