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Tome second.
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250 HISTOIRE DE NAPOLEON . — 1813.

nental dont la destruction était le cri de ralliement de la Russie , de la

Suède, de la Prusse , de l’Angleterre et de la conjuration germanique.

Telle était l’attitude officielle de l’Autriche vis-à-vis de la France ,lorsque l’arrivée du prince de Schwartzemberg à Paris fut annoncéepour la fin de février. En sa qualité d’ambassadeur et de comman-dant du contingent autrichien , il devait suivre la marche des négo-ciations et prendre les ordres de l’empereur Napoléon pour la campagneprochaine. Mais l’armistice de Varsovie et la convention de Poschereauet celle de Kalish, et le traité de Breslau, seront pour Napoléon com-plètement identiques avec l’intervention proposée par la Prusse et lamédiation actuelle de l’Autriche . Cet armistice du prince de Schwart-zemberg venait de découvrir, sans coup férir, le flanc droit de l’arméefrançaise , comme la convention du général York avait livré le flancgauche à la Russie . A l’imitation aussi de l’appel fait au nom de l’al-liance française, à Breslau , à tous les Prussiens en âge de prendre lesarmes, et avec la même perfidie d’intention, l’Autriche avait ordonnél’insurrection nationale par la levée de sa landwehr. Enfin, l’Autriche avait articulé les grands mots d 'intervention, et ensuite de médiation.C’était par l’intermédiaire du cabinet de Vienne que les paroles de paixseraient écoutées de la Russie . Cette couleur était donnée à la missionautrichienne de Wilna; et ainsi avait été convenue à Kalish, entreM. de Nesselrode et M. de Lebzeltern, l’évacuation de la Pologne par lecontingent autrichien et par la cavalerie saxonne, et enfin, de toutenécessité, par le corps de Poniatowski; en un mot par plus de cin-quante mille hommes qui eussent défendu la Vistule !

Dans l’attente où la cour de France était de l’arrivée du prince deSchwartzemberg, il parut au cabinet que l’ambassadeur Otto s’étaitlaissé trop entraîner aux assurances de M. de Metternich . On n’avaitpas le temps d’attendre qu’il fût détrompé : on fit aussitôt partir pourlui succéder le comte de Narbonne , aide de camp de l’Empereur pen-dant la campagne de Russie. Il était à Vienne le 17 mars, douze joursavant le départ du prince de Schwartzemberg, qui, annoncé dès le14 février, ne quitta Vienne que le 29 mars. Ce prince était encore enroute, et Napoléon savait déjà des nouvelles du comte de Narbonne .Dans les premiers jours de son arrivée à Vienne , ce ministre avaitdécouvert, avec une sagacité merveilleuse, les secrets de la politiqueautrichienne et les engagements qui, peu de mois après, furent procla-