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Tome second.
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HISTOIRE DE NAPOLÉON. — 1813. ‘255

soldats et les encourageait. Bientôt tous l’eurent vu ; tous étaient cer-tains de vaincre avec lui, et lui, de vaincre avec eux.

Cependant l’ambassadeur d’Autriche , dans de fréquentes conférencesà Paris avec le duc de Bassano, avouait hautement le système de lamédiation armée. Cette déclaration, à laquelle il était difficile de s’at-tendre , avait été provoquée par le zèle imprudent du comte de Narbonneà demander des explications catégoriques sur la question de savoir sile corps auxiliaire restait toujours à la disposition de Napoléon . M. deMetternich , forcé dans ses retranchements, avait répondu que les stipu-lations du 44 mars 1812, relatives à un corps auxiliaire, cessaient d’être appli-cables à la circonstance actuelle; mais que cette déclaration ne préjugeait enrien les bases de l’alliance. Ainsi Napoléon est à la fois trompé et détrompépar la duplicité de cette réponse, et il voit s’évanouir tout l’effet de lasage circonspection qu’il a prescrite à son cabinet pour empêcher l’Au-triche de lever le masque. Dès lors le prince de Schwartzemberg gardade jour en jour moins de ménagements, il alla même jusqu’à dire au ducde Bassano, qui cherchait à trouver dans le lien de famille la raisonnécessaire de l’indissolubilité de l’alliance : La politique a fait le mariage,la politique pourrait le défaire. Le duc de Bassano ne transmit point àl’Empereur les paroles du prince de Schwartzemberg; mais, voulantencore paraître ignorer la réponse de M. de Metternich à M. de Narbonne ,Napoléon ordonna, d’Erfurt , au général Frimont de dénoncer l’armistice,et fit écrire à son ambassadeur qu’il comptait sur le contingent, et qu’ilagréait Prague pour un congrès : «.... Je veux la paix, disait-il, maisnon une paix offerte comme une capitulation. Je la veux sur des basesque je comprenne, et qui ménagent les intérêts permanents de la France . *Le 29, Napoléon quitta Erfurt à la tête de quatre-vingt mille hommes ;le vice-roi manœuvrait avec quarante mille pour opérer sa jonction.Ainsi, dès le lendemain, nous allions déployer cent vingt mille combat-tants devant les alliés, qui croyaient encore n’avoir plus à détruire queles débris échappés de la Russie .

L’Empereur avait ordonné la réunion du corps du maréchal Ney àWeissenfels. L’avant-garde, sous les ordres du général Souham , Setrouve tout à coup en face de sept mille chevaux du général Landslcoi,que soutiennent douze pièces de canon. A défaut de cavalerie, nosconscrits armés de la veille se forment en carrés, protégés aussi pardouze pièces d’artillerie, repoussent vigoureusement les chargesmulti-